close
subdirectory_arrow_left subdirectory_arrow_left Enceintes de monitoring actives
Matériel Enceintes de monitoring actives {{currentManName}}swap_horiz M-Audioswap_horiz Rechercher une marquekeyboard_arrow_down

Test des M-Audio Studiophile CX5

So CeXy !
Il est loin le temps où M-Audio ne proposait que des petites enceintes pour une utilisation Multimédia. Après avoir fait un bond en terme de qualité avec les EXS 66 et porté de belles améliorations à la série BX, le constructeur monte en gamme avec les moniteurs de proximité CX…

 

 

Au déballage, les CX5 font plutôt bonne impression côté design : les enceintes disposent d’une finition laquée et d’arrêtes adoucies, cependant que la face avant se distingue par l’usage d’une jolie découpe de plastique anthracite au centre de laquelle perce un voyant bleu flashy. Le poids du moniteur rassure quant à sa stabilité, d’autant qu’un large et unique patin antidérapant assure son maintien sur la table.

 

Comme le laisse entendre leur nom, les CX5 sont équipées de boomers de 5 pouces. Ce dernier est en kevlar avec un bord en caoutchouc isolant, tandis que le tweeter est un dôme de soie de 1,25 pouce sur l’une comme sur l’autre. Equipées d’un ampli de classe A/B délivrant 40 Watts RMS pour les aigus et 50 Watts RMS pour les graves, les CX disposent, comme leur cousines BX, d’évents à l’arrière, ce qui implique qu’il ne faudra pas les coller à un mur sous peine d’altérer la restitution du bas. En revanche, elles se différencient grandement de ces dernières par les nombreux réglages embarqués.

 

Là où la BX8a se contentait d’un simple potentiomètre rotatif pour le volume, les CX5 proposent en plus du potar de volume 4 switchs pour adapter la réponse de l’enceinte à son environnement d’utilisation et même de limiter les contraintes posée par l’évent arrière. On dispose ainsi d’un filtre coupe bas réglable sur 80 ou 100 Hz, d’un boost pour les médiums (+2 dB à 2 kHz sur une bande de 1 kHz), d’un atténuateur ou boost pour les aigus (+ ou - 2 dB  au-dessus de 3kHz) et enfin d’un système compensant la proximité des murs basé sur une technologie propriétaire baptisée Acoustic Space.

 

Dans le principe, il s’agit d’un atténuateur évolué réduisant de 2 ou 4 dB les fréquences inférieures à 200 Hz, et grâce auquel on pourra se rapprocher d’un mur jusqu’à 7 cm. Tous ces réglages sont efficaces et vraiment bienvenus car c’était la fonctionnalité qui faisait le plus cruellement défaut aux BX, d’autant que ces dernières étaient très, très, très généreuses dans le bas du spectre (sur la version BX8a). Terminons avec la face arrière en évoquant le switch de mise en/hors fonction, et la double connectique d’entrée : un combo TRS/XLR pour ce qui est du symétrique, et un connecteur RCA pour l’asymétrique.

 

 

 

L’écoute

Les CX5 ont été testées en vis-à-vis de concurrentes toutes désignées, les Adam A5, un Mindprint TRIO servant à switcher d’une paire à l’autre.

La première écoute se fait sur le Walk on the Wild Side de Lou Reed, et d’emblée, on note un son plus terne sur les M-Audio. Après avoir enclenché un boost de 2dB sur le haut du spectre au dos de ces dernières, on récupère toutefois la brillance qui nous manquait : que ce soit au niveau des balais, de la guitare acoustique, ou des réverbes sur les chœurs, le gain est notable en termes de détail, et les enceintes font à peu près jeu égal, même si on aurait aimé pouvoir paramétrer ce boost plus précisément pour ne pas tomber dans l’agressif.

Une autre caractéristique est frappante : si les CX5 semblent descendre légèrement plus bas que les A5 (l’enceinte de M-Audio est d’ailleurs sensiblement plus volumineuse), elles sont en revanche en retrait sur le bas médium. L’accord d’orgue tenu sur le final d’Also Sprach Zarathustra le montre de manière flagrante : quand on passe d’une enceinte à l’autre, il semble qu’on n’entende pas les mêmes choses. Les notes graves sont plus mises en valeurs sur les A5 quand les CX5 favorisent les notes aigues. De manière générale, tout le médium est d’ailleurs plus prononcé sur les A5, ce qui fait que sur l’écoute de mix perso, loin d’être parfaits, on se retrouve avec des différences assez énormes : le médium est clairement ce qui ressort sur les Adam, là où les M-Audio semblent plus creusées et mettent donc en valeur le bas et le haut. Les deux modèles n’ont pas la même personnalité de ce point de vue : c’est indéniable.

Et en 8 pouces?

Ecoutées en vis-à-vis des BX8a, les CX8 montrent des différences énormes qui justifient parfaitement leur prix : si les aigus et les médiums sont nettement plus détaillés, les basses  sont surtout parfaitement tenues. Si vous avez besoin de plus de bas que ne peuvent en offrire les CX5, vous savez où le trouver...

Descendons plus bas avec l’Angel de Massive Attack et son énorme roulis : ce qui est étonnant avec l’une comme avec l’autre de ces enceintes, c’est la faculté de ces petits gabarits à se débrouiller avec des fréquences aussi graves : on n’a certes pas le rendu de moniteurs pourvus de boomer de 10" mais tout de même ! C’est bluffant, et sans doute suffisant pour bosser. A n’en pas douter, on est loin de ce que pouvaient proposer les constructeurs il y a quelques  années. Notons toutefois encore le retrait des CX5 sur le bas médium, ce que confirme un certain manque de substance de la caisse claire sur le Enter Sandman de Metallica.

Evoquons pour finir l’image stéréo des CX5 qui, à l’écoute du Time de Pink Floyd et de ses jeux de panoramique en intro, ne souffre aucun reproche. Les sons sont bien localisés et l’image bien large. Il n’y a pas rien à redire là-dessus.

 

 

Conclusion

Pas évident de trancher sur cette confrontation entre Adam A5 et M-Audio CX5, les deux moniteurs se montrant très cohérents en regard de leur prix et relativement hallucinants en terme de qualité par rapport à ce qu’on pouvait trouver dans cette gamme il y a quelques années seulement.

Si le choix pourra donc être une affaire de goût (le haut médium des Adam peut déplaire aux uns, quand le manque de bas médium des CX5 déplaira aux autres), quelques à-côtés sont aussi susceptibles de faire pencher la balance : si le look est indéniablement en faveur des M-Audio, on regrettera ainsi que ces moniteurs, pourtant un tout petit peu plus chers que leurs concurrents (299 l’unité pour la CX5 contre 289 pour l’A5 dans les magasins), ne proposent ni interrupteur, ni commande de volume en face avant, et que leurs évents en face arrière contraignent leur placement. Il n’y a certes rien de bien grave là-dedans, mais on ne voit pas pourquoi on payerait plus cher pour en avoir moins.

Quoi qu’il en soit, M-Audio a rempli son pari avec la CX : proposer une paire d’écoute faisant la jonction entre la série BX et la série DSM, avec une qualité qui n’a absolument pas à rougir face à la concurrence, bien au contraire.

 

  • De bons moniteurs à prix attractifs.
  • Grave étonant pour des 5 pouces.
  • Réels progrès depuis la série BX.
  • Corrections efficaces.
  • Look réussi.

 

  • Interrupteur et volume à l'arrière
  • Event à l'arrière


Notre avis :