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Charvel San Dimas IV
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Charvel San Dimas IV

Guitare de forme SC de la marque Charvel

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Charvel San Dimas IVPublié le 29/05/09 à 00:07
Je vous présente la Charvel San Dimas IV, modèle Ressuie de 1995, fabriquée aux USA. Cette guitare, qui n’est plus produite aujourd’hui, représente l’un des derniers modèles vraiment haut de gamme du luthier, du fait que Charvel ne produit plus aujourd’hui que des guitares en bois blanc (aulne, tilleul).

Ses caractéristiques sont les suivantes :

-Corps en koa
-Table en érable pommelé avec binding (plastique blanc, il ne faut pas rêver quand même) ; vernis polyester extrêmement dur !
-Manche en érable birds-eyes
-Touche en pao ferro avec repères de touche en nacre (plastique blanc pour les repères de côté de touche : là non plus il ne faut pas rêver!)
-Vibrato Floyd Rose Original avec...…
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Je vous présente la Charvel San Dimas IV, modèle Ressuie de 1995, fabriquée aux USA. Cette guitare, qui n’est plus produite aujourd’hui, représente l’un des derniers modèles vraiment haut de gamme du luthier, du fait que Charvel ne produit plus aujourd’hui que des guitares en bois blanc (aulne, tilleul).

Ses caractéristiques sont les suivantes :

-Corps en koa
-Table en érable pommelé avec binding (plastique blanc, il ne faut pas rêver quand même) ; vernis polyester extrêmement dur !
-Manche en érable birds-eyes
-Touche en pao ferro avec repères de touche en nacre (plastique blanc pour les repères de côté de touche : là non plus il ne faut pas rêver!)
-Vibrato Floyd Rose Original avec sillet bloquant, mécaniques Charvel
-Un volume push-pull (split du micro aigu), une tonalité, un switch 5 positions
-Micros Di Marzio : Tone Zone et deux Fast Track 2.

Des caractéristiques peu habituelles quand au choix des essences de bois, qui font de cette guitare un instrument de musique intéressant et original.

J'explique rapidement ma notation : jouant surtout sur mes instruments de luthier, fabriqués par Arnaud Quérey, j'ai tendance à être plus sévère dans mes jugements, mais aussi beaucoup plus précis qu'auparavant. En conséquence, je ne mettrai pas 10/10 à cette guitare, ni ne monterai au-delà de 8/10. Cependant, 8 est une très bonne note selon moi, compte tenu du type de fabrication de cette guitare, qui reste un instrument de grosse production, ce même si elle n'a pas été produite pendant longtemps (un luthier aux techniques réellement artisanales ne fabrique pas plus de 10 ou 15 guitares par an!).

UTILISATION

Le galbe du manche est fin mais sans plat ; uniformément arrondi, et avec sa finition satinée, il est extrêmement agréable à jouer. Le talon du manche est rectangulaire, et début à la 19ème case ; sans que son profil soit réellement ergonomique, l'épaisseur du talon est dégrossie, ce qui rend l'accès aux notes les plus aigues du manche suffisamment aisé. Il faut noter que la fixation du manche avec le corps est des mieux réalisée. Aucun espace, le manche se calle parfaitement sans aucun jeu. La table est plate, il n'y a pas de chanfrein pour le bras droit ; un petit moins mais auquel on s'habitue aisément.
Comme souvent chez Jackson et chez Charvel, le placement du potentiomètre de volume est discutable. Le bouton étant d'une taille standard, c'est-à-dire pas spécialement petite, sa place très proche de la corde de mi aigu le rend assez gênant. Les modifications que j'ai faite apporter à mon instrument font que je n'ai plus aucune gêne. Mais je vous les expliquerai un peu plus tard. Parlons de la guitare telle qu'elle est normalement... Son look est des plus classique : une forme de stratocaster légèrement redessinée. Les cornes sont un peu plus fines et la table forme un angle vif avec les éclisses (pas de quart de rond), ce qui lui donne une allure plus élégante à mon goût, que le style rigoureusement Stratocaster. La table en érable pommelé est très bien fournie, mais malheureusement, le vernis teinté affecte la beauté du bois en effaçant notablement les ondes. Le manche en érable birds-eyes est plutôt bien fourni lui aussi, quoique j'ai pu avoir auparavant une guitare avec un manche encore plus beau. La finition satinée, quoique agréable au jeu, est à la défaveur de la beauté de l'érable, puisqu'un vernis normal renforce considérablement les contrastes et les ondes du bois. Le koa est bien sûr des plus beaux : ce bois hawaïen est d'une richesse esthétique exceptionnelle, quand on a la chance d'avoir une pièce de bois à la fois ondée et à la densité hétérogène ; des figures dorées le rendent particulièrement agréable à l'oeil.
Le koa est un bois assez dense (0,6 à 0,7 en moyenne) ; donc certaines planches peuvent être beaucoup plus denses encore). Si l'on rajoute le poids du Floyd Rose, qui n'est pas des moindre, la guitare pèse son poids. Rien d'étonnant cependant, mais c'est un instrument que l'on sent bien sur les épaules. Cette considération est à relativiser par le très bon équilibre de ses masses.

Parlons un peu des problèmes de cette guitare, au risque d'en fâcher certains... Moi qui possède avec joie cette guitare, cela ne me gêne pas du tout d'en parler.

Premièrement : le vernis est un polyester extrêmement dur, et surtout, extrêmement épais : 2mm à certains endroits de la guitare ! Première conséquence négative : il connaît une très forte tendance à se fendre au niveau du talon du manche, et le moindre coup porté sur la guitare à pour conséquence de faire éclater le vernis, qui n'a aucun pouvoir d'absorption des chocs et des déformations. Il ne faut pas oublier que le bois est un matériau qui vit et qui travaille dans le temps. Même une guitare qui a quinze ou trente ans travaille ! La seconde conséquence négative : il est tellement dur qu'il bride les vibrations des bois, et donc atténue les qualités acoustiques de l'instrument. Il n'est bien sûr pas possible de connaître la différence sans en avoir fait le constat empirique ; mais pour moi qui l'ai fait, entre le vernis d'origine de la guitare, et celui en polyuréthane souple qui l'a remplacé, il y a une différence de dynamique et de résonance de l'instrument qui est assez importante, et à mon sens largement suffisante pour justifier cette opération de lutherie, rendue particulièrement complexe sur cette guitare à cause de ce vernis aussi dur que de la pierre... (Je ne vous mens pas, j'aurais pu faire des médiators des morceaux de vernis que mon luthier a conservé pour me montrer son épaisseur !) Le décapage du corps fut une véritable épreuve de force pour Arnaud Quérey, pourtant habitué à réaliser ce genre d'opérations. « C'est le vernis le plus épais et le plus dur que j'ai jamais vu ! », m'a-t-il dit après avoir décapé la guitare.
Deuxièmement : la table en érable est une pièce de bois séchée en étuve, et qui n'est d'ailleurs pas complètement sèche... C'est une chose apparemment très courante sur les guitares de fabrication industrielle, produites à l'échelle internationale. Arnaud Quérey n'a pas du tout été surpris. Le séchage en étuve a pour conséquence négative de casser les fibres internes du bois, et donc de réduire sa résonance acoustique et son effet dans le spectre de la guitare. Le fait que l'érable de la table soit encore humide n'est pas catastrophique ; il aurait juste fallu la laisser sécher une année avant de la teinter et de la revernir, ce que je n'ai pas souhaité faire, vous vous en doutez.
Cela étant, il n'empêche que cette guitare est très intéressante et que le son qu'elle restitue est intéressant et beau. C'est par soucis de complétude et d'honnêteté (les luthiers industriels le sont si peu souvent !) que je n'hésite pas à traiter de ce sujet, fâcheux y compris pour moi.

Juste un petit paragraphe pour vous exposer les modifications que j'ai faite apporter à ma guitare par le luthier Arnaud Quérey (voyez mes autres avis sur mon profil). Tout d'abord, j'ai voulu un nouveau vernis que le polyester teinté. Ainsi, j'ai opté avec Arnaud pour une teinte complexe de bleus et de turquoise en burst, et son vernis polyuréthane absolument génial ! Le manche a eu droit lui aussi à un vernissage complet, ce qui le rend plus beau, et comme cela, j'ai le même touché sur toutes mes guitares. Puis, j'ai opté pour une nouvelle donne en matière de switches : le volume est changé par un sélecteur Music Man Petrucci, et volume remplace la tonalité, et le switch 5 positions est maintenant un 3 position de même format. J'obtiens un câblage plus complexe qui me permet de jouer avec les micros que je veux, dans à peu près toutes les possibilités. Je ne les explique pas ; c'est quand même un peu compliqué...

SONORITÉS

Le koa est un bois qui a un spectre assez similaire à un acajou, quoique le timbre soit bien différent. Mais il faut le traiter d'une manière similaire pour obtenir une guitare aux sonorités équilibrées. Pour cela, Charvel a fait le bon choix (tous les luthiers ne font pas nécessairement les bons choix, loin s'en faut!), et c'est ce qui m'a intéressé dans cet instrument, car je savais que j'allais y retrouver mes petits, quoiqu'elle aurait son propre son, différent de mes autres guitares. A vide, la guitare connaît un déficit de bas médiums, qui est corrigé par les micros (je parlerai plus spécifiquement des micros après), et à partir de 600 Hz, jusqu'à 5kHz, le son est bien équilibré et intéressant. Les hauts médiums sonnent koa, puisque c'est de 600Hz à 2kHz que son timbre est le plus marqué. Au-delà, on sent bien l'importance de l'érable dans le jeu des bois. Il faut savoir que le koa est un bois qui ne monte pas du tout dans les aigus (2kHz et plus). Sans une table en érable épaisse, le son est très, très sourd. Je ne parviens pas à savoir où le pao ferro agit, il me semble assez discret. Sans doute est-il le plus efficace sur des fréquences déjà empruntées par le koa, ce qui ajoute un grain difficile à isoler, quoique présent. Une chose est sûre, il ne corrige pas le déficit en bas médium, contrairement à ce qu'aurait fait une touche en palissandre. Dommage de la part de Charvel...
Pour ce qui est du timbre, ou de la couleur sonore, on a une guitare aux sonorités homogènes, peu agressives dans les hauts médiums et les aigus (mais il faut relativiser, le son qui sort de l'ampli peut tout à fait l'être : ce n'est pas un frêne avec des EMG, voilà). Les hauts médiums sont vraiment intéressants, rendant, selon les positions de micros choisis, des sonorités stratoïdes, et d'autres chaudes et bien rondes. Les sons clairs sont doux et beaux. Dans une configuration Tone Zone splité, et les eux Fast Track, on obtient un son surprenant de plénitude. Tout y est, avec finesse, à la manière d'une Strat, mais avec davantage de bas médiums. En saturations moyennes, on obtient des sons parfaits pour jouer du rock. C'est sans nul doute dans ces deux configurations que la guitare s'en sort le mieux, même si les gros overdrive sont absolument envisageable avec la Charvel. Pour les sons a gros gains, la guitare se tasse, et perd en dynamique, parce que le son surnage dans une surabondance de basses, produite sans nul doute possible par les micros Di Marzio. (Je vous renvoie à mon avis sur ma tête d'ampli, la ENGL Savage Special Edition, parce que je ne vais pas faire le détail de mes réglages et du fonctionnement de mon matériel dans tous mes post...)
Car malheureusement, les micros qui ont été choisis ne rendent pas du tout justice à cette guitare... Je ne m'étendrai pas ici sur le Tone Zone (un avis à moi sert à cela). Je trouve juste ce micro exécrable, tant il manque de dynamique, que sa courbe de réponse en fréquence est creusée, et que sa fréquence pivot des bas médiums est trop basse ! On se retrouve avec des bas médiums compressés par le micro, qui les rend totalement artificiels et imprécis. Les hauts médiums étant creusés dans le spectre du micro, ne sont pas fidèles à ceux de la guitare, ce qui a pour fâcheuse conséquence de la rendre peu dynamique. Le constat est le même pour les fréquences aigues : manque de dynamique et d'harmoniques. En eux-mêmes les Fast Track sont bons, si ce n'est qu'ils sonnent comme des simples bobinages. Le micro manche est incapable de tenir en gain et en volume avec le Tone Zone (par conséquent, vu que c'est le double format simple le plus puissant de Di Marzio, il n'en ont pas un qui soit vraiment un double!), quoique ses sonorités sont agréables et intéressantes. Je complèterai mon avis une fois que j'aurai changé les micros, ce qui n'est pas encore fait : je remplacerai tout cela très certainement par des Seymour Duncan SH4JB, et JBJr.
En conséquence, je pense que le son est vraiment perfectible avec des micros qui auront une courbe de fréquence mieux conçue pour des guitares équilibrées. Affaire à suite donc.

Je suis sévère dans mon jugement, car malgré tout le son est déjà très intéressant tel qu'il est là, mais je persiste à penser que les choses seront beaucoup mieux avec de meilleurs micros.

Ajout pour préciser l'effet du changement des micros.

Il est clair que le changement de micro a été des plus bénéfique pour cette guitare. Je confirme bien le gain incroyable de dynamique, de brillance, de musicalité de l'instrument, maintenant qu'il est parfaitement servi par un trio de Seymour Duncan : SH4JB et deux JBJr.
La grande différente tient à la présence beaucoup plus nette des haut-médiums dans le rendu sonore, amplifié. Tout cela confirme l'excellente qualité de cette guitare, dont les sonorités passent d'un son clair cristallin et stratoïde à souhait, à un son saturé rageur et agressif. Les JBJR tiennent tout à fait la distance avec le SH4, à condition de ne pas régler trop haut le humbucker. Le grain est néanmoins différent d'un véritable double, mais il est très efficace et musical. En position grave, le son clair est rond et équilibré, ne déborde pas de bas-médium (un double format simple a toujours moins de bas-médium que le même micro en format humbucker), et en position centrale, le son est claquant, très strat. La position que je préfère reste la même : chevalet et manche tous les deux splités ; c'est juste excellent. En son saturé, la guitare dispose d'une richesse de grain très intéressante ; en chevalet, le son est très plein et tranchant, précis (contrairement à ce que l'on pourrait croire, le SH4 n'est pas un micro brouillon, même s'il a beaucoup de grain : bref, tout dépend du réglage, et de la guitare), bourré d'harmoniques surpuissantes et très heavy rock! En position manche, le son est plus rond, mais pas trop, dispose d'un niveau de gain suffisant, et sonne bien roots! En centrale, le son est très exploitable et intéressant, pour jouer du rock.

En conclusion, pour ce qui est du son, cette guitare révèle véritablement sa valeur avec des micros qui lui font honneur. Résolument, Di Marzio ne fabrique pas de bons micros, et je ne comprends pas bien l'engoument qu'on tant de gens pour le Tone Zone, qui étouffe toutes les qualités acoustiques et musicales d'une bonne guitare. Enfin, j'ai pleinement plaisir à jouer sur cette guitare, qui se révèle d'une polyvalence extrême. C'est un excellent investissement.

AVIS GLOBAL

Cela fait maintenant plusieurs années que j'utilise avec plaisir cette guitare, aux côtés de mes guitares de luthier. Je ne la comparerai pas à mes deux autres guitares, pour la simple raison qu'elle est une guitare de série au cahier des charges plus traditionnel, et que la qualité de fabrication est inférieure, pour des raisons que j'ai explicité dans mon commentaire. Cependant, le prix n'est pas du tout le même non plus. Mais en tant que guitare de série (moyenne série, il n'y en a pas eu beaucoup de celles-là!), c'est un instrument de grande qualité, très bien fabriqué, solide (le manche ne bouge pas, même lors des changements de saison ou lorsque l'on met le chauffage chez soi ; elle ne se désaccorde presque jamais), élégant, beau et original grâce à des bois bien choisis. On y trouve quelques défauts, que l'on trouve très (trop) souvent sur des guitares de ce type, comme un vernis beaucoup trop dur et épais, et des bois pas très secs. N'imaginez pas que cela soit rare... bien au contraire, c'est une chose courante! Les tables en érable sont de plus en plus employées dans la lutherie, y compris pour des guitares de début de gamme, et dans ces cas là, il ne faut pas imaginer que le bois a séché 10 ans dans des racks à l'air libre... J'ai eu une foule de guitare de série entre les mains, des modèles tout à fait moyens, et d'autres très bon... Cette Charvel est à classer dans les très bonnes guitares de série, qui sont bien conçues, bien réalisées, et qui sonnent!
J'ajouterais que cette guitare se situe véritablement au niveau des luthiers haut de gamme que l'on connaît aujourd'hui, et qui ont beaucoup de succès : Suhr, Tom Anderson, et consors. Un instrument très satisfaisant, esthétiquement, musicalement, techniquement... Une très bonne guitare!

8/10 : ce qui représente mon maximum pour une guitare aux méthodes de fabrication industrielles (n'oubliez pas qu'en matière de guitare, j'ai des références autres que cela, et c'est la raison pour laquelle je suis sévère dans ma notation).


Pour une lecture sur la lutherie de guitare électrique, le matériel du guitariste, et d'autres choses encore, sur un lieu d'échange, rendez-vous ici : https://lemondedelaguitareelectrique.blogspot.fr/
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Fiche technique

  • Fabricant : Charvel
  • Modèle : San Dimas IV
  • Catégorie : Guitares de forme SC
  • Fiche créée le : 02/10/2006

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Distribué par fenderfrance

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Autres dénominations : san dimas iv, sandimasiv