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Test de Kontakt 4 de Native Instruments

Konkatre
Deux ans après la troisième mouture, Kontakt revient avec une quatrième version, dotée de nouvelles fonctions alléchantes et une bibliothèque qui grossit à vue d’oeil.

 

Kontakt 4Kontakt est sans doute le sampleur logiciel le plus connu et le plus utilisé du marché. Pourtant, la concurrence est rude et des softs comme MachFive de MOTU ou encore Halion de Steinberg tentent de prendre des parts du gâteau en proposant des versions avec toujours plus de sons et toujours plus de fonctionnalités.

Native Instruments devait donc réagir et c’est ce qu’ils ont fait avec dans un premier temps une mise à jour 3.5 gratuite et pleine d’optimisation. On a vu ainsi arriver la compatibilité 64 bits avec ce que ça engendre : la possibilité de charger en mémoire vive plus de 4 Go de samples, chose impossible en 32 bits. Vu la taille de certaines banques aujourd’hui, cette update fut la bienvenue. Kontakt est aussi compatible avec les processeurs multicore en gérant jusqu’à 16 coeurs sans broncher et le moteur a été entièrement réécrit pour permettre à la fonction Direct-to-disk d’utiliser moins de mémoire vive. Niveau fonctionnalité on a vu aussi apparaître le Direct MIDI Learn permettant d’assigner rapidement un contrôleur à n’importe quel potard ou fader de l’interface. Enfin, le système de bibliothèque, permettant d’intégrer des banques supplémentaires directement dans l’interface de Kontakt, a été revu et devient plus simple d’utilisation. On passera sur toutes les petites améliorations qui font de cette version 3.5 un joli cadeau pour tous les utilisateurs de Kontakt 3.

On avait donc déjà un bon logiciel, avec ses qualités, mais aussi avec ses défauts, notamment au niveau de l’ergonomie. Qu’apporte donc cette quatrième version ? C’est ce que nous allons voir dans ce test détaillé...

 

Une bibliothèque qui prend du poids

 

Kontakt 4Qui dit sampler logiciel, dit bibliothèque de sons. Cette dernière permet au logiciel de ne pas se retrouver orphelin et de pouvoir charger directement des sons et de permettre à l’utilisateur impatient (comme nous sommes tous) de faire tout de suite joujou avec sa dernière acquisition. Pour les amateurs de chiffres, sachez que la nouvelle bibliothèque de Kontakt a pris 10 Go par rapport à la précédente version. Elle fait désormais de 43 Go, représentant pas moins de 1000 instruments. Autant dire qu’il y a de quoi faire et que vous pourrez prendre plusieurs cafés durant la longue installation des 5 DVDs  sur votre disque dur.

Une fois le tout installé, on lance Kontakt et on commence à fouiner comme il se doit dans la bibliothèque. Cette dernière est divisée en 7 parties : band, choir, orchestral, synth, urban beats, vintage et world. Chacune réserve sont lot de nouveautés avec par exemple dans la banque «band» une nouvelle contrebasse «Jazz Upright Bass», deux nouveaux kits de batterie dans le style pop (Studio Break Kit et central Stage Kit) directement issus de Kore de chez Native, et last but not least, la totalité des samples de la banque Elektrik Piano regroupant des sons de pianos électriques comme le Rhodes et le Wurlitzer (mk2, mk1, A200 et E7). On est déjà contents, mais ce n’est pas fini...

Ainsi, la banque Choir fait son apparition apportant des samples de choeurs ténors, soprano, alto, basse, avec toutes les voyelles s’il vous plait. De quoi refaire l’intro de «You can’t always get what you want» des Stones !

Dans la catégorie orchestrale, on retrouve les anciennes banques de sons, mais aussi des nouvelles comme les Solo Strings (cello, violin, viola et double bass) et l’orgue de cathédrale directement issus de la fameuse banque Vienna Symphonic Librabry (VSL pour les intimes), assurément un gage de qualité.

Concernant la partie synthétiseurs, ont été ajoutés des samples provenant de la banque de sons Urban Arsenal.

 

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La partie vintage se voit ajouter une jolie collection de sons de mellotron (359Mo). Au menu, des cuivres, des choeurs, des guitares, des flutes, des orgues, des pianos, des saxophones, des violons et d’autres.

Pour finir, la section world a été enrichie de sons provenant de la banque North India Kore, dont un sitar, un tanpura, un harmonium et des tablas. Voici un petit exemple avec le sitar :

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Kontakt 4
Finalement, la seule section qui reste inchangée est la section Urban Beats. Pour le reste, il faut avouer que Native Instruments nous a gâtés et on se retrouve devant une bibliothèque très complète, peu d’instruments manquant réellement à l’appel.

Dans l’ensemble, les sons font le job sans pour autant crever le plafond, le marché des banques sonores additionnelles a encore de beaux jours devant lui ! Les cordes et la contrebasse ne nous ont pas forcément convaincus tandis que l’orgue et les choeurs tirent plus facilement leur épingle du jeu. Les pianos électriques sont les mêmes que dans la banque Elektrik piano, c'est-à-dire pas extraordinaires mais largement utilisables. Nous ne sommes pas au niveau des banques de Scarbee pour les pianos électriques, Trilogy ou Trillian de Spectrasonics pour la basse ou EastWest Symphonic Orchestra pour les cordes.

Voici quelques exemples réalisés par nos soins :

 


Choeurs

 

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Piano électrique

 

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Contrebasse

 

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Orgue

 

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Mellotron

 

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Cordes

 

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Exemple Lo-Fi

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C’est bien beau d’avoir plein de sons, mais comment on s’y retrouve ? Native a pensé à tout : la bibliothèque de Kontakt a été entièrement taguée avec des attributs permettant de retrouver rapidement ses petits dans cette forêt de samples et d’instruments virtuels.

 

Je cherche, je trouve


Kontakt 4Native instruments n’a peut-être pas inventé le fil à couper l’eau chaude sur ce coup-là, mais il faut saluer le geste. Le système de recherche devient très pratique dans cette version, la bibliothèque est entièrement taguée avec des attributs correspondants et un moteur de recherche qui devient du coup intelligent. Prenons un exemple : quand je tape «electric piano» dans le moteur de recherche, Kontakt 4 ressort la liste exhaustive de tous les pianos électriques de la banque, qui n’ont pas forcément le mot «electric piano» dans leur nom. Le fait de taper les mots «bass synth» fait ressortir les basses synthétiques situées dans la banque «synth» mais aussi celles de la banque «vintage». Cela permet de voir la bibliothèque sous un autre angle. Le système a évidemment quelques failles : le fait de taper «piano» dans le moteur de recherche fait apparaitre tous les sons «fortepiano», ce qui n’est pas forcément ce que l’on recherchait en premier lieu. Rien n’est infaillible...

Pour résumer, chaque instrument a trois familles de tag : le type (piano, drums, bass, etc.), le genre (dance, industrial, rock, etc.) et le timbre (dissonant, noisy, bright, etc.). Les instruments livrés avec la bibliothèque n’ont malheureusement été tagués que pour le «type». Reste à l’utilisateur de taguer lui-même le reste (genre et timbre), voir de donner une couleur (10 disponibles), renseigner le tempo ou encore attribuer une note sur 5 étoiles à la manière d’iTunes. Il faut savoir que le système d’attributs fonctionne pour les instruments, mais aussi pour les multis, les banques, les groupes , les presets et les samples. Un utilisateur organisé devrait donc pouvoir retrouver très rapidement ses petits, reste à voir si les éditeurs de banques de sons compatibles avec Kontakt tagueront leurs samples correctement...

On s’aperçoit rapidement que ce nouveau système de base de données est indispensable lorsque l’on possède une grosse banque de sons et le moteur de recherche devient le meilleur ami du Kontakteur.

Mais la bibliothèque d’instruments n’est pas la seule à avoir pris du poids, le nombre de réponses d’impulsions a lui aussi explosé.

It’s over 300 !

 

Kontakt 4Kontakt 4 est livré avec une réverbe à convolution possédant pas moins de 300 réponses d’impulsions. Ces réponses sont classées en 18 parties : Real rooms (vraies pièces), Digital réverbs (réverbes numériques), Real plate Reverbs (vraies réverbes à plaques), Vocal Reverbs, Drums Reverbs, Drums filter (des effets en tous genres, plus ou moins farfelus), Piano reverbs, Tiny rooms (petites pièces), Medium rooms (pièces moyennes), Big rooms (grandes pièces), Unusual Reverbs (réverbes insolites), Reverse reverbs (réverbes inversées), Plate Reverb (réverbes à plaques), Surround Reverbs, Special Reverbs (des trucs étranges, à essayer!), Household (à partir d’appareils ménagers comme des boîtes de conserve ou autre tupperware), cabinets (des enceintes de type ampli de guitare) et enfin instruments (la résonance d’un djembé, d’un piano avec la pédale appuyée ou non, bâton de pluie, etc.).

Dans l’ensemble les réponses sont de bonne qualité et pourront être utilisées sans problème. Les nouvelles réponses ont été fournies par Echochamber, Studiodevices et Acousticas. Il y en a vraiment pour tous les goûts, de la réverbe naturelle très réaliste à l’enceinte d’ampli de guitare en passant par les effets les plus étranges qui raviront les sound designers toujours à la recherche de sons inédits. Le fait d’avoir une grosse banque de réverbes à convolution décuple les possibilités sonores du logiciel qui sont déjà énormes à la base. Car Native Instrument ne s’est pas arrêté en si bon chemin et propose dans la quatrième version de Kontakt une nouvelle fonction inédite et très intéressante...

 

Clap Dry

 

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Clap Cathedral


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Clap Metalbox


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Clap Piano pédale enfoncée


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Clap Reflect Orven



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Clap Real Plate E250


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Clap L480 Plate


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AET téléphone maison


On attaque ici le gros morceau de cette nouvelle mouture. Tout d’abord, que se cache-t-il derrière ces trois lettres ? AET est pour Authentic Expression Technology, ce qui ne vous avance pas des masses. Pour résumer grossièrement, cette nouvelle fonction permet de faire un morphing progressif et pilotable via n’importe quel paramètre MIDI entre deux sons. L’AET est finalement un filtre utilisant les transformées de Fourier et qui prend l’empreinte et la réponse sonore d’un premier son afin de l’appliquer progressivement sur un deuxième. C’est très bien, mais à quoi ça sert concrètement ? Et bien à faire plein de choses très différentes...

Kontakt 4La première utilisation se fait au niveau des couches de vélocité. On sait qu’une trompette jouée doucement a un timbre sonore très différent d’une trompette jouée fortement. C’est pour cela qu’on a des couches de vélocités dans nos instruments samplés permettant de recréer les différents niveaux de jeu. Le problème rencontré avec ce genre de méthode est que l’on peut ressentir une trop grande différence de timbre lorsque l’on passe d’une couche de vélocité à une autre si l’instrument n’en possède pas assez. On entend lorsqu’on change de palier, comme si la résolution était trop grossière, gommant les détails et l’expressivité l’instrument. C’est là que l’AET intervient en appliquant un morphing entre chaque couche de vélocité, polissant ainsi les différences de timbre et ajoutant une progression plus linéaire entre les couches de vélocités de l’instrument. A la manière d’un convertisseur audio numérique vers analogique, l’AET tente de recréer des états et des niveaux de vélocité qui n’ont pas forcément été enregistrés à la base. Ce n’est ni plus ni moins qu’une interpolation. Si 15 niveaux de vélocité ont été enregistrés à la base, l’AET en recréera 128 (les 128 valeurs du contrôleur MIDI) à partir de ces 15. Dans les faits, le paramètre «morph» de l’AET sera directement contrôlé par le paramètre de vélocité et si le musicien joue une note dont la vélocité est de 65, au lieu de jouer, comme d’habitude, la vélocité la plus proche (mettons 70), Kontakt jouera un son «morphé» entre la vélocité 70 et la 60. Un son qui n’existait donc pas à la base dans la banque de son et qui, a priori, se rapprocherait du son de l’instrument à cette vélocité. Alors évidemment on pourrait discuter longtemps sur savoir si un son de vélocité 65 correspond vraiment à un morphing entre la vélocité 60 et 70. Cela dépend assurément de l’instrument samplé, mais quoi qu’il en soit, cette fonction propose quelque chose qui n’existait pas et c’est donc toujours bon à prendre et à tester suivant les cas.


Voici un exemple sans puis avec AET :

 

 

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Ceci est donc une première fonction intéressante, mais ce n’est pas fini. Il est en effet possible de créer un morphing entre des articulations. On le sait, certains instruments peuvent se jouer de différentes manières, comme le violon en legato, pizzicato, staccato, etc., ou encore des choeurs pouvant chanter des «o», des «a» ou des  «i». Pour rajouter de l’expressivité et donner plus de flexibilité au musicien, il est ainsi possible de morpher entre deux groupes de sons et d’articulation. On peut donc changer progressivement de voyelle pour une chorale ou passer progressivement de Fortepiano à sforzando avec un ensemble de cordes si le besoin se faire sentir. Cela apporte évidemment un gros plus au niveau des possibilités, un deuxième très bon point !

Voici un exemple où l'on morphe les voyelles d'un choeur :

 

 

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Kontakt 4Pour finir, l’AET pourra intéresser aussi les sound designers qui doivent déjà avoir la queue qui frétille. S’il est possible de morpher deux sons d’une même famille pour plus de réalisme, il est aussi possible de mélanger deux sons qui n’ont strictement rien à voir et de s’envoler vers des sphères sonores encore inexplorées. Pourquoi ne pas morpher une viole de gambe avec un biniou ? C’est possible ! Passez le tout dans le module de convolution recréant la réponse acoustique d’un tupperware et saupoudrez le tout d’une pédale fuzz et vous aurez à coup sûr un résultat inédit. Vous l’aurez compris, un océan de possibilité s’ouvre à nous, il ne reste plus qu’à quitter son travail, divorcer, ranger ses enfants dans le congélateur et prendre une carte d’abonnement chez Pizza Hut pour enfin avoir le temps d’explorer ces flots sonores.

Alors évidemment les premières sorties en mer ne se feront pas sans soucis et un tour du côté du journal de bord du capitaine (comprenez le manuel d’utilisateur) ne sera pas de trop pour comprendre comment créer ses propres morphing. Car on le sait, Kontakt peut devenir rapidement une énorme usine à gaz, enchaînant menus déroulants avec menus contextuels. Mais avec un peu de volonté, même un moussaillon arrivera à réaliser ses idées restées jusqu’à présent à l’étape de rêve. Pour les plus flémards, sachez que la bibliothèque propose quelques presets à base d’AET, dont les choeurs morphant les diverses voyelles. Une seule limitation : l’AET ne fonctionne qu’à une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz. Pour rester dans le rechignage, on aurait aimé un pad XY pour pouvoir morpher entre plusieurs sons en deux dimensions, on espère que cela sera possible dans la version 4.5 sans repasser à la caisse...

Voici deux exemples de morphing que nous avons réalisé :


Saxophone vers xylophone :

 

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Guitare vers orgue :

 

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La performance visuelle

 

Kontakt 4

Une autre nouveauté de la version 4 est l’amélioration de la performance view. Chaque instrument a désormais un plus grand panneau de contrôles personnalisé affichant les paramètres jugés utiles. Outre le fait que cela donne un véritable plus visuel, et Dieu sait si Kontakt en avait besoin, cela rendra moins nauséeux les allergiques aux interfaces compliquées. L’interface de certains instruments est assez claire et réussie et l’on a rapidement accès aux réglages que l’on désire modifier. Ajoutez à cela la possibilité de régler la taille de la fenêtre principale (ils ont quand même attendu la version 4.0.1 pour proposer cette feature...) et vous aurez une interface utilisateur grandement améliorée. Est apparu aussi un bouton «Quick Load» permettant de charger rapidement un instrument parmi vos favoris. Une bonne idée aussi, sachant que les utilisateurs chargent souvent les mêmes sons. Que voulez-vous, ils sont tellement prévisibles !

Scripts à tous les étages

 

Kontakt 4La deuxième version de Kontakt avait vu apparaître les scripts, destinés aux musiciens à tendance geek ou aux développeurs, permettant de décupler les possibilités de leur logiciel moyennant un peu d’huile de coude. Néanmoins, le soft propose un grand nombre de scripts prêts à l’emploi et il sera dommage de les bouder. On retrouve de quoi malmener n’importe quel message MIDI : des harmonizer, des délais, des arpégiateurs, des articulations, des humanizer, des quantizer et des randomizer.

La nouveauté de la version 4 est de pouvoir exécuter des scripts au niveau «multi». Il était en effet auparavant impossible de lancer ces bouts de code ailleurs qu’au niveau «instrument». Cela ouvre pas mal de possibilités, et il devient possible de charger des instruments, d’en déplacer, de diviser et redistribuer un signal MIDI vers une partie des instruments constituant le multi. Pas de panique, il y a peu de changements au niveau du code en lui-même et ceux étant déjà familiers des scripts des versions antérieures s’y retrouveront sans problème. Les quelques différences sont expliquées dans le manuel, au format PDF.

 

Ça compresse

 

Kontakt 4Kontakt 4 a aussi pensé à votre ordinateur. Native Instrument a inclus dans cette version une compression lossless, c’est à dire sans perte d’information dans le signal, qu’il est possible d’activer lorsque vous serez amenés à sauver sur votre disque dur vos instruments. L’intérêt est double : les fichiers pèseront 30 à 50 % moins lourd que leurs copains non compressés et prendront donc moins de place sur votre disque dur et dans votre mémoire vive. On sait qu’avec certaines banques gargantuesques, la place mémoire vaut de l’or, même si avec les systèmes d’exploitation 64 bits, la possibilité d’étendre la mémoire est grande. Kontakt se chargera donc de décompresser à la volée les fichiers stockés sur le disque dur pour les lire par la suite. Pas trop de soucis à se faire sur la consommation CPU, la compression lossless n’étant pas du tout gourmande et relativement négligeable pour un processeur récent.

Le seul désavantage est de rendre ces samples seulement lisibles par Kontakt, le format lossless étant propriétaire. Impossible donc de modifier ces fichiers avec votre éditeur audio préféré, il faudra les décompresser pour les modifier et ensuite les recompresser. Il n’y aura aucune perte au niveau sonore, seulement une perte de temps.

Tant qu’on est dans les reproches, certains détails d’ergonomie n’ont toujours pas été corrigés : par exemple, pour trouver le niveau d’envoi auxiliaire, il faudra aller fouiner dans... les inserts ! Il faut avouer que sur certains points, la logique de Native instruments nous échappe un peu...

 

Money money money

 

Kontakt 4On ne pourrait finir cet article sans parler d’argent, car si vous êtes intéressés par ce produit il faudra passer à la caisse. Kontakt 4 coûte, accompagné de sa grosse banque de sons de 43 Go, 379€. Évidemment pas de téléchargement, il faudra laisser votre ordinateur et lever vos fesses de votre chaise, ou commander sur internet pour les indécrottables... Pour les possesseurs des versions antérieures (1, 2 ou 3), l’upgrade est vendu 129€ et ceux ayant déjà acheté un Kontakt Player, Intakt, Kompakt ou la Keyboard Collection devront débourser 249€.

Mais il y a une offre qui pourra intéresser la plupart d’entre vous : la Komplete 6 est vendue 499€, soit 120€ de plus que Kontakt 4 seul. Cette collection regroupe les logiciels suivants : Kontakt 4 (379€ seul), Absynth 5 (179€ seul), Guitar Rig 4 Pro (179€ seul), Battery 3 (179€ seul), Massive (179€ seul), FM8 (179€ seul) et Reaktor 5 (379€ seul). C’est simple, si un seul autre de ces softs vous intéresse, il est intéressant d’acheter Komplete 6. Le rapport qualité/quantité/prix de ce bundle est tout simplement hallucinant et vous n’aurez pas assez de temps dans votre vie pour faire le tour des possibilités sonores de tous ces outils et instruments. Komplete 6 est donc à prendre très au sérieux pour toute personne désireuse d’acheter Kontakt 4. Pour information, si vous achetez ces softs séparément, il faudra débourser pas moins de 1573€ !

 

Conclusion

 

Kontakt 4Cette quatrième mouture de Kontakt voit débarquer pas mal de nouveautés intéressantes, une bibliothèque sonore toujours plus conséquente et quelques optimisations qui sont les bienvenues. On notera la présence de la nouvelle fonction AET permettant de faire du morphing sonore, les 300 réponses d’impulsions alimentant la réverbe à convolution, des efforts au niveau visuel avec une interface utilisateur moins tristounette et obscure grâce aux performance view, un compresseur lossless des fichiers audio, la possibilité d'exécuter des scripts au niveau multi, et un système d’attributs couplé à un moteur de recherche. Toutes ces nouvelles fonctions et améliorations font de cette version un véritable pas en avant pour Kontakt.

Mais le sampler de Native Instruments reste incorrigible sur certains points, comme l’ergonomie pas toujours très bien pensée et son côté usine à gaz pouvant rebuter les novices en la matière. Le manuel, qui est plutôt bien fait soit dit en passant, est un passage obligé pour découvrir certaines fonctions. On pourra aussi râler à propos de la qualité sonore de certains instruments de la bibliothèque, n’égalant pas celle de certaines banques spécialisées. C’est sans doute le prix à payer pour avoir une collection relativement complète. Reste à voir la réaction de la concurrence qui ne saurait tarder...



  • L’AET
  • 43 Go de sons très divers
  • 300 réponses d’impulsion
  • Scripts au niveau multi
  • Compression lossless
  • Performance view
  • Tags et moteur de recherche
  • Prix de la Komplete 6

 

  • Pas toujours facile de s’y retrouver
  • Ergonomie parfois douteuse
  • Manuel en PDF
  • Certains instruments un peu faiblards