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L’électronique pour le musicien

Les composants passifs : résistances et potentiomètres

Les mots « résistances » et « condensateurs » vous intriguent ? Un « transistor », pour vous, c’est un vieux poste de radio ? Il est temps de défricher le vocabulaire de base de l’électronique.

En guise de préambule, précisons qu’il s’agit là du premier article d’une nouvelle série sur l'électronique. Dans les semaines à venir, nous allons ainsi nous pencher sur les bases nécessaires pour débuter une bonne pratique du DIY pour musicien.

Comprendre les composants, connaître ses outils, acquérir quelques bases de lecture de schéma… Nous aborderons tout ce qui vous permettra de vous lancer dans la modification ou la fabrication de circuits simples, à commencer par une présentation en bonne et due forme des composants passifs.

Passifs mais indispensables

Ce sont les composants les plus nombreux dans le circuit d’une pédale ou d’un amplificateur. On les appelle « passif » car ils ne permettent pas d’augmenter la puissance d’un signal électrique (à l’inverse d’un tube ou d’un transistor).

La fonction de chaque composant passif peut généralement être définie de façon simple et unique : une résistance résiste au courant, un interrupteur l’interrompt, etc. En revanche, dans leur utilisation au sein d’un circuit, avec d’autres composants, on peut tirer différents usages de ces composants. Ce sont donc des éléments extrêmement importants pour tout débutant en électronique.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur deux composants résistifs : la résistance et le potentiomètre.

Les résistances

Une résistance à pour fonction de s’opposer, plus ou moins fortement, au passage du courant électrique. Sa valeur (c’est-à-dire à quel point elle s’oppose au courant) est notée en « ohms », symbolisé Ω. Comme les résistances existent sur une très grande plage de valeur, on utilise parfois le préfixe kilo- (à partir de 1000 ohms) ou méga- (à partir de 1 000 000 ohms).

Il en existe de genres très différents mais elles ressemblent souvent à cela :

Les Mains dans le Cambouis : Résistances

Les bandes colorées servent à noter leur valeur selon un code commun à tous les fabricants.

Pour finir, pour la reconnaître dans un schéma, c’est simple, elle est représentée comme ceci :

resistor

Les potentiomètres

On le connaît surtout vue de l’extérieur, surmonté d’un bouton, mais une fois sortie de l’appareil, il ressemble à cela :

Les Mains dans le Cambouis : Potentiomètres

Un potentiomètre peut être comparé à un réseau de résistances dont les valeurs seraient variables. Comment ça marche ?

Vous pouvez voir trois bornes à l’avant de chaque potentiomètre sur cette photo. Les deux bornes situées sur les côtés sont reliées entre elles par une piste (généralement en carbone) qui fonctionne exactement comme une résistance. La borne centrale, quant à elle, est liée à un curseur, une sorte de petit balai venant glisser le long de cette piste en carbone. C’est lui que l’on déplace en tournant l’axe du potentiomètre.

Résultat : entre les bornes latérales, vous avez une résistance fixe (dont la valeur est souvent indiquée sur le capot du potentiomètre).
Entre la borne centrale et les bornes latérales vous avez deux résistances réglables en déplaçant le curseur.

Le symbole schématique est très parlant :

pot


Lorsque la résistance de droite augmente (marquée en vert), celle de gauche diminue (marquée en rouge), et inversement.

pot2

Rendez-vous au prochain article, pour parler des condensateurs…