close
subdirectory_arrow_left subdirectory_arrow_left Prise de Son & Mixage
Matériel Prise de Son & Mixage {{currentManName}}swap_horiz Selectionner
une Marque
Rechercher une marquekeyboard_arrow_down
  • settings_backup_restore

[Bien débuter] Préampli micro - Introduction

Le haut de gamme archi classique, les design les plus simples, type API 512v ou CAPI vP28, à mon avis, on peut pas se planter...
Bien envie de lire la suite du guide :) !
Moi je comparerais plutot un preampli, meme Neve, à un numero 6 (pour faire l'analogie avec le foot) comme les Makelele, Kroos ou Ngolo Kante. Un joueur solide, et qui bonifie l'ensemble de l'équipe et qui permet aux stars (micros), de bien jouer, voir de briller.

Dans le role de la Ferrari, ou de la diva, je verais plutot un U87, qui est tres capricieux en home studio (surtout mal ou peu traité), et qui n'aime vraiment pas tous ce qui est nasal...

... un Neve n'est vraiment pas très compliqué à utiliser (ok, mon expérience n'est pas celle de mon voisin).



Un bon préampli et un bon convertisseur, transparents et fidèles et un micro correct, voilà ce qu'il faut pour débuter.
Sur un lafont / grace / millennia... même un micro à 100 euros peut devenir intéressant alors qu'un micro haut de gamme branché sur une scarlett ou une babyface ne sert pas à grand chose.
Pour ne pas trop dépenser, misez sur la qualité durable et évitez les machines miracles à 50 entrées à 1 euro 50 le canal.
Un bon préampli et un bon convertisseur, transparents et fidèles et un micro correct, voilà ce qu'il faut pour débuter.
Sur un lafont / grace / millennia... même un micro à 100 euros peut devenir intéressant alors qu'un micro haut de gamme branché sur une scarlett ou une babyface ne sert pas à grand chose.
Pour ne pas trop dépenser, misez sur la qualité durable et évitez les machines miracles à 50 entrées à 1 euro 50 le canal.
Le préampli, tout comme le micro, tout comme le convertisseur, tout comme l'instrument de musique, le musicien, l'accoustique du lieu, ect n'est qu'un maillon de la chaine que représente un enregistrement audio. les uns agissants, interragissants sur les autres. Au final c'est pas toujours évident de mesurer l'incidence l'impact individuelle de chaque maillon de façon précise en bout de chaine. La meilleur des reverbs avec un dry disont sans trop d'interet, ne pourra pas faire valloir son potentiel. Alors qu'une reverb commune mais avec un super dry pourront donner un résulat intéressant. Tout ça pour dire qu'il n'est pas façile de toujours rendre a Paul ce qui lui revient. D'où la complexité, et même le fond des sujets abordés avec ce type de discussions.
Oui enfin on part du principe qu'on enregistre quelque chose qui mérite de l'être, que l'on ne capte pas dans des wc et que si musique il y a, elle est jouée correctement...
Pour revenir au préampli micro, c'est quand même le maillon de la chaine le plus mal traité et celui qui pourrit le plus les prises des gens.
Un bon micro dans un préamp moyen... c'est se laver à l'eau marron...
Je suis plutôt d'accord avec les sages paroles de vieux chef Sioux, plus il y a de réglages, plus il y a de possibilités de pourrir ce qu'on fait. Expérience vécue:facepalm: .
Récemment, il y a eu un débat quelque part (je suis même pas sûr que ce fût ici) sur l'impédance. C'est peut-être la seule raison valable d'acheter un préampli moyen : lorsque l'on a une carte son de bonne qualité mais avec une impédance inadaptée au micro. (et qu'on veut pas souder une résistance à un câble micro ! !)
J'avais déjà constaté du mieux avec un simple Behringer MC200 (honni pour sa lampe pourrie d'origine) par rapport à mon Toneport, avec un micro dont je ne me souviens plus de ce que c'était. Et pourtant ce n'était pas encore l'idéal.
Sur le reste, d'accord avec Nantho, comme d'hab', et vlg aussi d'ailleurs, claquer ses billes de façon homogène sur l'ensemble de la chaîne du son, et d'abord assurer l'acoustique du lieu.
Citation :
Sur beaucoup de petites interfaces, on a pas de vraies entrées ligne mais des entrées préamplifiées au format combo XLR/Jack, c'est notamment le cas de la UR22. Effectivement dans ce genre de cas le signal passe systématiquement par les préamplis de la carte.


Dans le cas des entrées combo XLR/jack, soit l'interface est équipée d'un switch "mic/line" qui désactive le préampli en position "line", soit l'interface attend un niveau micro en XLR et ligne en jack. Du moins par convention...
Citation :
Même l'ART MPA2 (tant décrié car ART) rendra justice à un micro d'entrée de gamme comme le NT1A, qui paraitra feutré, trop sibilant, etc... sur un préamp de carte son de base.


Tout à fait d'accord, pour en posséder un (avec changement des lampes par des NOS), c'est un appareil qui peut (pas systématiquement) rendre service, y compris avec autre chose que de l'entrée de gamme en micro.

Un exemple. Une séance de prises de voix avec un chanteur pop, chez lui. La pièce n'est pas traitée, le micro statique (AKG C214, mais peu importe) ramasse trop de vilaine réverb' de la pièce et trop de sibilance. Je le range et je sors mon dynamique Beyer M88.

Branché direct sur mon interface Roland Studio-Capture, le M88 rend un résultat honnête mais un peu "plat". Je branche sur l'Art MPA II, je mets surtout du gain "clean" et peu de lampe, je joue avec l'impédance et là… le son s'ouvre et possède une bonne assise dans le bas-médium. En 10 mn, j'économise une heure d'EQ + drive au mix. Le chanteur est content de ce qu'il entend dans son casque, donc il est plus à l'aise pour chanter.

N'importe quel outil peut être utile… dans les bonnes conditions.
La gestion de la distorsion harmonique, quelque soit le préampli ou channelstrip utilisé, est pourtant hyper simple tant qu'on ne cherche pas à taper à 0dBfs à la prise.
J'ai rarement vu de bon préamplificateurs qui colorent irrémédiablement le son d'une voix avec un signal à -12dBfs en crête en sortie.
On a des préamplificateurs très différents au studio : Du Neve Portico II au Gas Cooker en passant par du UA610 et autre Summit 2BA-221 hybride, on a aussi un Pre73 DLX et un audient MICO donc en gros on a de tout.
Tous ces préamplis ont un caractère (sauf le MICO), mais de tous je dirai que seul le Gas Cooker tend à colorer "tôt". Mais c'est un appareil très rare et cher dans un format étrange qui ne peut qu'effrayer un débutant.

Pour tous les autres, soit on écrête la conversion avant de colorer au préampli (genre le MICO ou le PorticoII sans la texture), soit il faut vraiment taper à -5dBfs en crête après conversion pour avoir une coloration.

Donc c'est très simple en fait : dès lors qu'on atténue pas le signal en sortie de préampli (en laissant le output gain sur unity ou au max selon les modèles), quelque soit le préampli choisi, si on monte le gain jusqu'à ce que le niveau crête atteigne -12dBfs on est pas censé colorer la source. Se serait pas du matériel pro sinon.

En réalité donc, la distorsion harmonique c'est facile à gérer : il suffit de pas mettre trop fort. C'est du bon sens.

Mais la couleur d'un préampli, ce n'est pas que la distorsion quand on rentre fort dedans, c'est aussi l'impact dynamique et temporel sur le signal en fonction du type de circuit utilisé.
En fait, ce qui rend réellement difficile le choix d'un préampli, c'est plutôt la présence d'un transformateur en entrée et/ou en sortie.

Ce qui fait généralement la différence entre un préamplificateur de carte son et un préamplificateur haut de gamme "vintage" ou à lampe (où la lampe fournit réellement le gain initial, pas les circuits hybrides où la lampe n'intervient qu'en fin de circuit au niveau ligne), les transformateurs ont un impact sur le "slew rate", autrement dit, ils tendent à "ramollir" le signal, surtout dans les aigus, ce qui va changer le facteur de crête, même à bas volume (puisque les aigus sont "ralentis").

Et c'est là la source des mauvaises surprises quand on utilise un préampli haut de gamme au milieu de ceux d'une carte son : les préamplificateurs embarqués n'utilisent pas de transfos. Les préamplificateurs haut de gamme en utilisent souvent (Neve, API, UA, Manley, Tube Tech, Chandler etc.). Et donc on doit faire cohabiter au mixage des sons enregistrés avec des préamplis qui "claquent" et des préamplis qui vont avoir tendance à être naturellement plus "mou".

Pour la voix généralement le problème se pose relativement peu car les transfos vont justement arrondir les angles et rendent moins difficile la compression et le de-essing.
En revanche, sur une prise batterie par exemple, ça peut pourrir la vie si on fait cohabiter des toms enregistrés avec les préamplis de la carte son et une caisse claire enregistrée avec un 1073 qui utilise des transfos, parce qu'ils n'ont pas le même cadre dynamique du tout. C'est pour ça qu'on aime bien les préamplis 8 canaux, parce qu'on garde le même rendu dynamique sur tous les éléments de la batterie ou sur plusieurs micros devant un amplificateur, ce qui lui donne naturellement une cohérence.

C'est ce qui fait le succès de Grace Design par exemple, puisque leurs circuits n'ont pas de transfos. Se sont en gros des circuits globalement similaires à ceux d'une carte son mais en plus haut de gamme. Donc la cohabitation est facile avec des éléments enregistrés avec les préamplis embarqués puisqu'ils sont de la même famille.

Reste aussi l'impact de l'impédance. Par exemple, les préamplificateurs SSL ont une impédance très faible qui peut avoir un impact énorme sur la réponse en fréquence des microphones passifs. Même un 1073 peut potentiellement se révéler décevant avec un microphone passif à ruban dont l'impédance dans le grave peut atteindre 1000 Ohms, ce que les 1200 Ohms du 1073 vont avoir du mal à gérer (en fait la couleur du 1073 vient aussi en partie de cette impédance faible qui équivaut à torturer les microphones).

Bref, le plus important quand on veut utiliser un préampli c'est de bien choisir sur quelle source l'utiliser.