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[Bien débuter] Préampli micro et distorsion harmonique - forum Prise de Son & Mixage

Je saute volontairement à un autre post pour ne pas être trop long et c'est une parenthèse, mais pas HS.

En home-studio, il me semble impératif de trouver le bon équilibre entre recherche de qualité (voire d'excellence) technique et travail artistique.

Or, la recherche d'excellence technique est un piège : même quand on fait comme moi de la musique à plein temps, le temps impartit à chaque tâche reste forcément limité.

Parfaire sa maîtrise technique demande du temps : du temps pour apprendre la théorie (comme à la lecture des articles de Nantho) et surtout du temps pour la mettre en pratique, parce que c'est véritablement là qu'on apprend.
(entre parenthèse, je m'agace que des gens demandent des exemples sonores dans les dits articles quand il est à la fois si facile et surtout 1000 fois plus pédagogique d'ouvrir sa STAN d'essayer par soi-même)

Tout ce temps qu'on consacre à la technique, à essayer des trucs, à multiplier des prises de son avec différents micros, éventuellement différents préamplis, à faire et refaire des mix, etc, tout ce temps est pris sur le fait de faire de la musique.

Devenir un vrai ingé son est déjà une longue démarche pour qui ne fait que ça. Devenir un bon musicien est aussi une longue démarche pour qui ne fait que ça. Alors devenir les deux ?

Donc, à un moment, il faut choisir : ingé son qui fait de la musique ou musicien qui maîtrise correctement le son.

Comme la bonne musique, le bon jeu, le bon feeling, la bonne compo, la bonne orchestration sont mille fois plus importants que la qualité sonore, je pense qu'il est sage d'éviter de se laisser trop embarquer dans la recherche d'excellence sonore et qu'il est bon d'aborder le son de façon assez relax pour se concentrer sur la bonne musique.
(relax ne veut pas non plus dire "par dessus la jambe")

Multiplier les couleurs de préamplis à sa disposition ne va pas du tout dans ce sens.

A mon humble avis, s'il faut passer du temps à expérimenter en home-studio, il est bien plus profitable d'expérimenter des méthodes non traditionnelles, voire non recommandées de prise de son (voir à ce sujet l'ouvrage de Sylvia Massy "Recording Unhinged: Creative and Unconventional Music Recording Techniques"). Par exemple enregistrer avec un micro au bout d'un tube en carton ou ce genre de délires.
C'est bien plus amusant, c'est décomplexant par rapport au son et ça permet de trouver des formes véritablement originales de sons.
Mon premier réflexe à la lecture de l'article a été de me dire "c'est pas pour moi, j'ai de toute façon ni la place ni les moyens d'un préampli de ce genre dans mon gourbi".
Et puis je me dis maintenant qu'il faut appliquer le principe aux VST gratuits de simulation, et du coup OK. (ou même pas gratuits si vous voulez, mais les freewares sont parfois pas mal du tout en la matière).
La meilleur technique restant encore de faire fondre les oignons dans le gras des lardons (il faut bien couvrir et les faire suer). Ainsi on ne rajoute pas de gras, on sent mieux le sel et on évite d'en rajouter (du sel sur les lardons, sérieusement ?).
les cuisiniers sur leur piano, les musicos à leur omelette, on ne s'y retrouve plus !:facepalm:
Manque plus qu'une console S C'est Sel ! :-D
Je vais me contenter d'en rester à mes omelettes musicales véganes... Le sel est le même de toute façon :bave:

Concernant la métaphore culinaire : est-ce que l'expression "caca in = caca out" est toujours recommandée ? Quid de la "coloration" de ce qui sort ? :facepalm:

PS : très gros plussoiement concernant l'expérimentation débridée quitte à faire ce qu'il ne faut pas faire, au moins pour voir/entendre ce que ça donne.
caca in = caca out est à mon avis tout à fait valable. D'où l'intérêt d'éviter de faire du caca in avec des préamps colorés qu'on ne maîtriserait pas.

Sachant que pour les maîtriser, il faut aussi s'y mettre un jour.
C'était pour filer la métaphore culinaire (et digestive), désolé. :-D
Bon article et excellente métaphore culinaire.

Il faut aussi rappeler une chose : aujourd'hui, on atteint des niveau d'exigence records en qualité audio.
On se plaint parfois des préamplificateurs des petites consoles de live soundcraft ou des cartes son, mais en regardant les spécifications, on se rend compte que des disques commerciaux ont été enregistré (et fait des hits) avec du matériel réellement moins bon, en terme de bruit de fond, de distorsion harmonique, voire de diaphonie entre les canaux.

Si on parle maintenant des home studios, les configurations des années 80, même équipées avec des bons revox 4 et 2 pistes, la qualité audio, ne sera, objectivement, jamais aussi bonne qu'une carte son actuelle à 250 euros avec des préamplis embarqués, ne serait-ce que parce que même une horloge de convertisseur considérée bas de gamme, sera plus régulière que le moteur d'un magnétophone.

Notons aussi qu'avec l'augmentation de la puissance des ordinateurs, ajouter au mixage des simulations de préampli en quantité est possible, ce qui donne plus de flexibilité.

Pour ceux qui font avant tout de la musique, il faut vraiment arrêter de complexer sur le matériel.

@Will Zégal a totalement raison de citer Sylvia Massy, qui, même si elle adore utiliser du Neve, va aussi régulièrement faire des choses improbables, mais si elles vont dans le sens de la musique, faut pas se mettre d'œillères.