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[Bien débuter] Le traitement à la prise (1re partie)

Après l'étude de l'utilisation des préamplis micro externes, il me semble logique d'aborder la question du traitement à la prise.


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Sympa cet article ! ça me rappelle une vidéo d'Andy Timmons où il expliquait que pour l'enregistrement d'un de ses albums, il avait tout traité à la prise et n'avait fait aucune correction d'EQ en post prod :8O: !
Tout à fait d'accord avec l'ensemble de cet excellent (comme d'hab) article. A une nuance près.

Citation :
Le hic, c'est que toute cette histoire est plus facile à dire qu'à faire… En effet, la mise en oeuvre de triturations sonores plus ou moins drastiques à ce stade imprimera une orientation marquée à vos prises dont il sera difficile de vous départir lors des phases ultérieures de la production.


D'une, il n'est pas obligatoire que les triturations sonores soient "drastiques". On peut appliquer une compression douce et un bel ajout d'harmoniques à l'aide d'un préampli et d'un compresseur qui laisseront encore de la marge pour triturer encore si besoin est.

Ensuite et surtout, il me semble particulièrement intéressant, surtout dans un cadre d'amateur et / ou de musicien en autoprod, de justement limiter ses choix quant à l'orientation du mixage.

Sinon, le risque est de se retrouver avec un ensemble de prises assez neutres, fortement malléables et de passer beaucoup de temps à se demander dans quelle direction on va aller, voire de n'aller dans aucune et de finir avec un mix propre, mais sans caractère.
Que l'orientation soit donnée dès la prise oblige ensuite à aborder le mixage dans une direction ou en tous cas dans un choix limité de direction. On ne se pose plus trop de questions : on fait. L'énergie qui n'est pas passée, non seulement à se poser des questions, mais à donner du caractère à des prises neutres est donc disponible pour se consacrer à amener son mix au mieux dans la direction donnée, et avec du caractère puisqu'il y en comporte déjà.

Certes, il reste le risque que ce caractère ne soit pas le bon. Mais les accident heureux existent et c'est justement ça qui peut donner une touche intéressante au morceau, qu'on avait pas forcément prévue au départ. Sinon, comme tu l'as dit, si on est vraiment trop loin de son univers, on peut toujours refaire.

Je pense qu'il faut juste se rappeler un truc que tu as évoqué dans un précédent chapitre : ne pas donner un fort caractère à toutes les pistes, surtout si le mix est chargé. Un traitement un peu poussé à la prise ne devrait donc se faire que sur la ou les quelques prises qui seront maîtresses dans le mix (quoi qu'un fort caractère sur un petit gimmick discret en arrière plan peut énormément enrichir un morceau).

Plus le temps passe, plus regardant ma maintenant longue expérience d'ancien amateur et de toujours pas vraiment ingé son me dit qu'il n'y a rien de pire qu'un mixage fade. Or, c'est ce qu'on a un peu tendance à faire quand on cherche un son très "pro", clair, puissant, etc sans en avoir le savoir-faire ni les outils.
De fait, tout comme je préfère une interprétation imparfaite, mais riche en émotions qu'une parfaite interprétation froidement clinique, je préfère de plus en plus un mix un peu déséquilibré ou un peu brouillon, mais avec du caractère, un vrai son qu'un mix propre, mais sans saveur.
(bon, un bon mix puissant, clair et avec du caractère est évidemment l'idéal recherché)

Mon modèle est désormais Sylvia Massy et son approche rock'n'roll, expérimentale, décomplexée et joyeuse du son. Quand une pointure comme elle dont la liste de productions à succès a de quoi faire rêver beaucoup d'entre nous met des concombres comme filtres entre un ampli de guitare et une enceinte, on peut se dire qu'on a le droit de se lâcher un peu :bravo:
Citation :
... Je préfère largement aller de l'avant en assumant mes choix dès le départ, quitte à devoir tout recommencer du début en cas d'erreur monumentale...

:bravo:
cela implique d'avoir une conception de ce qu'on fait, une idée.... ne pas se laisser porter par l'infinie multitude de possibilité qu'offre nos systèmes actuel.... prendre parti :-D

mode "vieuxcon" off
Prendre parti oui... avoir une conception de ce qu'on fait, pas forcement... se laisser guider par le hasard produit parfois des trucs miraculeux et inédits.
Sinon +1000 pour les (longs :-p ) conseils de Will et au diable la sécurité de toujours enregistrer des pistes supplémentaires neutres.
Avec l'enregistrement des guitares ça devient la prise de tête. Est-ce que je veux cette pédale, cet ampli, ce micro...etc ?? A la fin t'as 20 versions de la même piste de guitare qui t'empêchent d'avancer dans ton orchestration du morceau.
Choisir c'est prendre des risques mais l'art est un risque permanent. Sans risque ça devient de l'artisanat ou du savoir faire... entre les 2 il y a le talent.
ce sujet tombe bien puisque je commence à traiter mon piano (numérique) avant la prise en lui choisissant une orientation sonore! le fp 80 comporte pleins d'options sur le son de piano. et du coup je commence toujours par le laisser en mode neutre (tel qu'il est réglé à l'allumage) puis je choisi ensuite différents paramètres selon la compo.......de plus l'eq intégré est plus efficace que du traitement ultérieur pour atténuer le d"faut majeur de ce piano: trop de basses de bas du spectre jusqu'à 80/100 hz. je laisse ou je coupe aussi selon le style.

Quand au coup des photos, ben justement, je le faisais déjà pour les paramétrages des sons d'orgue!

là c'est du traitement facile et accessible vu que mon fp 80 est connecté jack/jacK (stéréo) sans du coup le problème d'une éventuelle captation micro avec sons parasites non désirés.

en tant que petit home studiste sans le sou, je n'ai aucune machine externe. d'où l'habitude de traiter après la prise. les deux ont certes leur avantage et leurs inconvénients (avant/après, ou avant et après) et il vaut le coup de bien y réfléchir.

mais je pense que quand on écrit, avec l'habitude, on oriente forcément son mix/au style non? En studio vu le nombre de machines hardware, on doit pouvoir se retrouver avec un paquets de photos sur une session! :)

Citation :
tout comme je préfère une interprétation imparfaite, mais riche en émotions qu'une parfaite interprétation froidement clinique, je préfère de plus en plus un mix un peu déséquilibré ou un peu brouillon, mais avec du caractère, un vrai son qu'un mix propre, mais sans saveur.
(bon, un bon mix puissant, clair et avec du caractère est évidemment l'idéal recherché)


parfaitement d'accord et j'en discutais avec quelqu'un en début de semaine. mais avec l'ère de l'électro les auditeurs ne supportent plus la moindre imperfection, hélas, même dans des styles et des musiciens qui tiennent la route....
Enfin, il y a une grosse difference dans ton cas. Autant dans le traitement a la prise d'un instrument non numerique, tu peux enregistrer les deux, le signal brut et le signal avec traitement (surtout c'est necessaire pour avoir la bonne intention). Dans ton cas, tu ne peux pas avoir le son brut sans perdre l'intention, or celle-ci fait 99% du son!
Citation de miles1981 :
Dans ton cas, tu ne peux pas avoir le son brut sans perdre l'intention, or celle-ci fait 99% du son!

C'est dit très intelligemment!
Avecs tous les matériels modernes, je dirai à la limite qu'être ingénieur de son c'est être un scientifique :-D
Article excellent! J'aime traiter à la prise, surtout les guitares, synthés, basses. La voix avec une légère compression et parfois une saturation en parallèle.
La batterie, c'est plus compliqué, faut maîtriser un max, je trouve, ayant fait bcp d'essais en ce sens. Je me contente parfois d'un eq de ci de là mais on est vraiment tributaire de l'acoustique.
Pour beaucoup d'intrus, il existe la double prise (DI "neutre"), si on veut quelque chose de plus simple à traiter par la suite.
Le mix peut être finalement une étape de production si on a une idée réelle de l'orientation du projet et qu'on enregistre de façon plus neutre.
Faire bcp d'essais si on a le temps pour trouver comment faire percer chaque instru dans l'enregistrement, travailler sur les fréquences.
1/1