Les boulots de merde de la musique

Bon voilà j'étais dans l'idée de parler de mon experience de boulot a Thomann et là la lecture du livre "boulots de merde" ça  me pousse à faire ce topic. En même temps il peut servir si vous avez d'autres experiences de boulots de merde dans la musique ou le spectacle en general. Bon alors mon topo risque d'etre un peu long parce que je pense preferable de mettre un minimum mon histoire et celle de l'entrepriseThomann.

Bon alors contrairement à ce que je pensais à cette époque Thomann n'était pas une multinationale ou même une entreprise capitaliste au sens propre du terme car il n'y avait (à cette époque en tout cas) jamais d'emprunt et donc de capitaux exterieurs. Hans fils avait commencé avec son père à vendre des trompettes au porte à porte avec son père, ils allaient de village en village à 2 sur le vélo et faisait une démo de trompette à chaque maison. Puis il y a eu une petite boutique familiale qui grandit tout doucement avant de commencer la vpc. Tout doucement au début jusqu'à ce qu'arrive l'essor d'internet. Et là ils ont eu un avantage énorme: étant à la campagne les locaux coutent beaucoup moins cher au m2 que les grosses boutiques de l'époque en ville. Ils peuvent donc acheter par plus grosses quantité et moins cher. Et Thomann a alors raflé un gros magot: les fins de série. Jusqu'ici les marques les envoyaient à crédit aux 4 coins d'europe aux magasins qui payaient à la vente. A ce moment là Hans proposait à chaque fois de tout acheter en cash mais (encore) moins cher. Et pof, non seulement il sucre un bon biz aux autres mais il gagne des produits d'appel qui vont attirer le client. Et ça lui rapporte plein de cash qui reste dans l'entreprise car il n'a jamais fait de credit. Mais bizarrement quand on rentre à Thomann le topo de l'entreprise prétend qu'on ne fait pas de produits d'appel (ça fait supermarché)... Bon voilà pour le topo minimum. En gros Thomann c'est pas le pire truc mais ça reste une entreprise qui tire l'emploi vers le bas et je vais detayer un peu... Et puis quand j'y étais ils s'orientaient de plus en plus sur le 1er prix jetable "made in china". Ensuite on te fait aussi un topo pour pas que tu culpabilises de ruiner des petites boutiques comme quoi on bosse dur pour offrir des bas prix au peuple et non pas se payer des grosses bagnoles. Oui en effet Hans est pas un frimeur il a un break familiale mais t'apprends plus tard qu'il a des maisons de vacances ici et là dans le sud de l'Europe. Et globalement la Bavière étant une des régions les plus riches d'Europe ils se croient pauvres s'ils ont pas la dernière Mercedes compressor décapotable en gros.

Bon mon histoire d'abord un peu pour situer. Depuis le collège je foutais rien au bahut. C'etait le début d'internet et des starts up et on lisait partout qu'il n'y avait pas d'écoles de tout ça et que les gens s'étaient fait tout seul. Donc je voyais plus d'interet de passer du temps sur le pc que sur les devoirs. Mes parents incapables de comprendre que je passe pas mon temps sur des jeux videos mais du html me privent tout le temps. Et une grosse pression comme quoi j'ia pas interet de finir en "voie de garage" alors qu'une filiere pro etait bien mieux pour moi... Donc je vais au lycée et apres 2 année de 1ere calamiteuse je trouve un job d'été ... dans le secteur internet. Bon en fait 2 zozos qui avaient du voir une émission sur les start-ups, acheté un Imac et décidé de faire un site de vpc d'artisanat provençal. Au bout de 2 mois je comprend en fait qu'ils n'ont encore rien vendu depuis 1 an. L'ambiance au taf est moisi en fait il y a rarement les 2... qui sont homos et ensembles en fait. J'ai rien contre mais le plus vieux me pleurniche de longue sur les non envies sexuelles de l'autre qui critique le vieux pervers etc ça m'a vite saoulé. Durant l'été on pars à un tekos en hollande et là durant toute la semaine je mange uniquement de la "nourriture spirituelle" et je reviend dans un état plutôt space. J'avais completement perdu le sens des réalités et je lache à la fois le lycée et le taf. Je me cale en appart avec des potes dans la motiv à donf du son. A mes parents qui me sermonnent je dis que je saurais me faire mon opportunité dans le domaine du son. Un an après j'étais redescendu sur terre et pour gagner un peu de thune je fais des saisons et là je me rends compte que ça me plait tip top. J'en perd presque l'envie de trouver un taf dans le son, juste l'envie d'organiser des soirées le week end. Mais à cette époque ou j'étais encore scotché du pc (d'où mon surnom) c'était le début ou tout le monde parlait des méga bons plans ou non des machines sur le net. Souvent moins cher en neuf en Angleterre ou Allemagne que l'occasion en France. Du coup hop je finis par aller voir le site pour commander un truc et je vois une annonce comme quoi ils cherchent à embaucher pour les ventes vers la France...

L'experience Thomann
Alors du coup j'envois un 1er mail vraiment batard car j'avais déjà répondu à ce genre de truc sans même recevoir une réponse du genre "merci mais c'est non". Y'avait même pas bonjour sur mon mail juste "non sérieux vraiment vous cherchez un français embauchez moi je viens de suite". Et là surpris je reçois une réponse qui demande d'écrire en anglais. Donc du coup j'écris un topo plus complet en expliquant que je suis super motivé, que j'ai appris l'anglais grâce à internet et aux cartes Magic et que je gère à donf dans le midi et la MAO (j'y coyais en plus alors que j'étais bidon à l'époque). Et de là j'ai une réponse d'un Garry finlandais qui me propose qu'on se voit à Grenoble pour un entretien. Et là trop con je dis à mon patron viticulteur (qui nous filait parfois des primes en herbe maison) la raison pour laquelle j'aimerais avoir quelques jours, et là pour le mec du terroir je suis en train de lui expliquer que je veux aller travailler pour les boshs alors qu'il me proposais un CDI à partir du mois prochain. Donc rien que ça il m'a dit "comme tu veux merci à jamais". Du coup j'ai peu envie de me rater. Et alors que j'étais un des deux seuls à ma connaissance à cette époque (2003) à ne pas avoir de portables je me dis que de toute façon la révolution est morte et que big brother a déjà gagné donc pour faire sérieux je prend un appareil premier prix. Après la journée passée à Grenoble je demande à Garry si c'est oui ou non sans savoir qu'on attend plutot la réponse patiemment par mail. Et il me dit sincèrement que j'ai l'air vraiment cool mais que je parrais un peu jeune et en manque d'experience. Il me dit plus tard par mail qu'ils ont trouvé un (1er) français sur place. Mais quelques mois plus tard alors que j'étais monté à Paris pour le sarkoval je check mes mails et là pof il me demande de venir faire un remplacement d'un mois de ce fameux français. Je lache donc un autre taf de saison pour monter, et là surprise après la journée de briefing du Garry le lendemain alors que je commence à taffer le sous chef de la section internationale me propose de manger avec lui à la pizzeria. Et durant le repas il m'explique qu'il était pas du tout prévu que je vienne. Garry m'avait fait monter car il croyait en moi et savait que Hans pourrait pas me refuser une fois sur place. Donc je me donne d'autant plus à fond que je veux pas le decevoir (en fait ce Garry était un pionner de la old skool techno qui m'avait bien fait rêver à parler du bon vieux temps des TR-909 et TB-303). Chose bizarre pour une telle entreprise je ne signe pas de contrat et à la fin je vois bien que je suis payé au black !!! Mais j'étais reparti avec un tascam numerique usb en 3 fois sans frais avec 2 échéances à payer. Problème, au retour je trainais avec des sales pseudo zonards alcooliques pour qui j'étais déjà un bosh richard qui m'incitaient à payer les tournées, sans parler des potes tox qui te grattent un credit pour s'acheter du shit (moi à l'époque j'étais devenu straight et c'était en partie pour fuir ça que j'étais motivé pour partir à Thomann). Et j'étais resh pour assurer le 2eme virement ça marquait mal. Et 6 mois après en pleine période de vendanges le portable sonne dans la caravane (dans laquelle on vivait à 3) un beau matin et c'est Ivan (le sous chef anglais) qui m'explique que je suis pris début décembre. Evidemment mes potes zonards dans le fond se foutent de ma gueule que je me la joue bizness man qui parle anglais au portable. Bon à cette époque j'avais une meuf sur St-étienne qui était encore au bahut et j'arrive pas à la convaincre de me suivre et faire une année en Allemagne. Enfin on était déjà à moitié en rupture... mais entre la perte de CDI et de la meuf je me disais vraiment que j'espere pas avoir fait autant de concessions pour rien. Enfin voilà j'arrive à la rescousse de Marco pil poil comme par hasard pour les mega ventes de noël. Endetté à mort entre la voiture, le trajet+ des dettes envers Thomann qui a avancé des sous pour la location appart. Au bout d'un petit temps Hans me convoc et m'explique qu'alors qu'il y avait trop de boulot pour 1 français il y en a pas assez pour 2 et si je veux bien aller aider en expedition en précisant que je suis pas obligé car c'était pas mon taf. Mais moi au contraire j'étais super content de lacher un peu le pc et bosser à l'expedition ou les mecs écoutaient du gros metal à fond les ballons. Et puis là vers fin décembre le sous chef m'annonce que ça le fait pas du tout sans explication et qu'à la fin du mois c'est mort. J'étais un peu anéanti de tout les sacrifices et crédits sur le dos pour etre viré si vite sans faute signalée ni rien. En fait à mon avis c'était un peu un test de motivation et d'honneteté car l'entreprise grossissait et il y avait des cas d'employés subtilisant des trucs. Autre hypothèse ils m'ont fait revenir pour payer mon tascam et surtout pour le rush de Noël
Enfin à la fin du mois on me dit que finalement j'ai bien remonté la pente je peux rester... peut-être parce que les ventes augmentaient et qu'il fallait le temps de trouver un autre français. Sans parler du grand nombre de problème de garantie qui suivent une période de grosses ventes.

Indirectement le passage à l'expedition m'a donné un gros avantage sur les autres: la plupart des appels clients concernaient un colis non partis. Souvent un bug à l'expedition qu'il faut appeller, parfois occupé, et puis ils roublient, etc... Alors moi je notais tout les trucs du genre sur un papier ainsi que les questions techniques et après 16h quand ça devenait plus calme je partais faire le tour des differentBon voilà j'étais dans l'idée de parler de mon experience de boulot a Thomann et là la lecture du livre "boulots de merde" me pousse à me lancer. En même temps le topic peut servir si vous avez d'autres experiences de boulots de merde dans la musique ou le spectacle en general. Bon alors mon topo risque d'etre un peu long parce que je pense preferable de mettre un minimum mon histoire et celle de l'entreprise Histoire Thomann Bon alors contrairement à ce que je pensais à cette époque Thomann n'était pas une multinationale ou même une entreprise capitaliste au sens propre du terme car il n'y avait (à cette époque en tout cas) jamais d'emprunt et donc de capitaux exterieurs. Hans fils avait commencé avec son père à vendre des trompettes au porte à porte avec son père, ils allaient de village en village à 2 sur le vélo et faisait une démo de trompette à chaque maison. Puis il y a eu une petite boutique familiale qui grandit tout doucement avant de commencer la vpc. Tout doucement au début jusqu'à ce qu'arrive l'essor d'internet. Et là ils ont eu un avantage énorme: étant à la campagne les locaux coutent beaucoup moins cher au m2 que les grosses boutiques de l'époque en ville. Ils peuvent donc acheter par plus grosses quantité et moins cher. Et Thomann a alors raflé un gros magot: les fins de série. Jusqu'ici les marques les envoyaient à crédit aux 4 coins d'europe aux magasins qui payaient à la vente. A ce moment là Hans proposait à chaque fois de tout acheter en cash mais (encore) moins cher. Et pof, non seulement il sucre un bon biz aux autres mais il gagne des produits d'appel qui ont attirer le client. Et ça lui rapporte plein de cash qui reste dans l'entreprise car il n'a jamais fait de credit. Mais bizarrement quand on rentre à Thomann le topo de l'entreprise prétend qu'on ne fait pas de produits d'appel (ça fait supermarché)... Bon voilà pour le topo minimum. En gros Thomann c'est pas le pire truc mais ça reste une entreprise qui tire l'emploi vers le bas et je vais detayer un peu... Bon mon histoire d'abord un peu pour situer. Depuis le collège je foutais rien au bahut. C'etait le début d'internet et des starts up et on lisait partout qu'il n'y avait pas d'écoles de tout ça et que les gens s'étaient fait tout seul. Donc je voyais plus d'interet de passer du temps sur le pc que sur les devoirs. Mes parents incapables de comprendre que je passe pas mon temps sur des jeux videos mais du html. Et une grosse pression comme quoi j'ia pas interet de finir en "voie de garage" alors que une filiere pro etait bien mieux pour moi... Donc je vais au lycée et apres 2 année de 1ere calamiteuse je trouve un job d'été ... dans le secteur internet. Bon en fait 2 zozos qui avaient du voir une émission sur les start-ups, acheté un Imac et décidé de faire un site de vpc d'artisanat provençal. Au bout de 2 mois je comprend en fait qu'ils n'ont encore rien vendu depuis 1 an. L'ambiance au taf est moisi en fait il y a rarement les 2... qui sont homos et ensembles en fait. J'ai rien contre mais le plus vieux me pleurniche de longue sur les non envies sexuelles de l'autre qui critique le vieux pervers etc ça m'a vite saoulé. Durant l'été on pars à un tekos en hollande et là durant toute la semaine je mange uniquement de la "nourriture spirituelle" et je reviend dans un état plutôt space. J'avais completement perdu le sens des réalités et je lache à la fois le lycée et le taf. Je me cale en appart avec des potes dans la motiv à donf du son. A mes parents qui me sermonnent je dis que je saurais me faire mon opportunité dans le domaine du son. Un an après j'étais redescendu sur terre et pour gagner un peu de thune je fais des saisons et là je me rends compte que ça me plait tip top. J'en perd presque l'envie de trouver un taf dans le son, juste l'envie de faire des soirées le week end. Mais à cette époque ou j'étais encore scotché du pc (d'où mon surnom) c'était le début ou tout le monde parlait des méga bons plans ou non des machines sur le net. Souvent moins cher en neuf en Angleterre ou Allemagne que l'occasion en France. Du coup hop je finis par aller voir le site pour commander un truc et je vois une annonce comme quoi ils cherchent à embaucher pour les ventes vers la France... L'experience Thomann Alors du coup j'envois un 1er mail vraiment batard car j'avais déjà répondu à ce genre de truc sans même recevoir une réponse du genre "merci mais c'est non". Y'avait même pas bonjour sur mon mail juste "non sérieux vraiment vous cherchez un français embauchez moi je viens de suite". Et là surpris je reçois une réponse qui demande d'écrire en anglais. Donc du coup j'écris un topo plus complet en expliquant que je suis super motivé, que j'ai appris l'anglais grâce à internet et aux cartes Magic et que je gère à donf dans le midi et la MAO (j'y coyais en plus alors que j'étais bidon à l'époque). Et de là j'ai une réponse d'un Garry finlandais qui me propose qu'on se voit à Grenoble pour un entretien. Et là trop con je dis à mon patron viticulteur (qui nous filait parfois des primes en herbes maison) la raison pour laquelle j'aimerais avoir quelques jours, et là pour le mec du terroir je suis en train de lui expliquer que je veux aller travailler pour les boshs alors qu'il me proposais un CDI à partir du mois prochain. Donc rien que ça il m'a dit "comme tu veux merci à jamais". Du coup j'ai peu envie de me rater. Et alors que j'étais un des deux seuls à ma connaissance à cette époque (2003) à ne pas avoir de portables je me dis que de toute façon la révolution est morte et que big brother a déjà gagné donc pour faire sérieux je prend un appareil premier prix. Après la journée passée à Grenoble je demande à Garry si c'est oui ou non sans savoir qu'on attend plutot la réponse patiemment par mail. Et il me dit sincèrement que j'ai l'air vraiment cool mais que je parrais un peu jeune et en manque d'experience. Il me dit plus tard qu'ils ont trouvé un (1er) français sur place. Mais quelques mois plus tard alors que j'étais monté à Paris pour le sarkoval je check mes mails et là pof il me demande de venir faire un remplacement d'un mois de ce fameux français. Je lache donc un autre taf de saison pour monter, et là surprise après la journée de briefing du Garry le lendemain alors que je commence à taffer le sous chef de la section internationale me propose de manger avec lui à la pizzeria. Et durant le repas il m'explique qu'il était pas du tout prévu que je vienne. Garry m'avait fait monter car il croyait en moi et savait que Hans pourrait pas me refuser une fois sur place. Donc je me donne d'autant plus à fond que je veux pas le decevoir (en fait ce Garry était un pionner de la old skool techno qui m'avait bien fait rêver à parler du bon vieux temps des TR-909 et TB-303). Chose bizarre pour une telle entreprise je ne signe pas de contrat et à la fin je vois bien que je suis payé au black !!! Mais j'étais reparti avec un tascam numerique usb en 3 fois sans frais avec 2 échéances à payer. Problème, je trainais avec des sales zonards alcooliques pour qui j'étais déjà un bosh richard qui m'incitaient à payer les tournées. Et j'étais resh pour assurer le 2eme virement ça marquait mal. Et 6 mois après en pleine période de vendanges le portable sonne dans la caravane (dans laquelle on vivait à 3) un beau matin et c'est Ivan (le sous chef anglais) qui m'explique que je suis pris début décembre. Evidemment mes potes zonards dans le fond se foutent de ma gueule que je me la joue bizness man qui parle anglais au portable. Bon à cette époque j'avais une meuf sur St-étienne qui était encore au bahut et j'arrive pas à la convaincre de me suivre et faire une année en Allamgne. Enfin on était déjà à moitié en rupture... mais entre la perte de CDI et de la meuf je me disais vraiment que j'espere pas avoir fait autant de concessions pour rien. Enfin voilà j'arrive à la rescousse de Marco pil poil comme par hasard pour les mega ventes de noël. Endetté à mort entre la voiture, le trajet+ des dettes envers Thomann qui a avancé des sous pour la location appart. Au bout d'un petit temps Hans me convoc et m'explique qu'alors qu'il y avait trop de boulot pour 1 français il y en a pas assez pour 2 et si je veux bien aller aider en expedition en précisant que je suis pas obligé car c'était pas mon taf. Mais moi au contraire j'étais super content de lacher un peu le pc et bossais à l'expedition ou les mecs écoutaient du gros metal à fond les ballons. Et puis là vers fin décembre le sous chef m'annonce que ça le fait pas du tout sans explication et qu'à la fin du mois c'est mort. J'étais un peu anéanti de tout les sacrifices et crédits sur le dos pour etre viré si vite sans faute signalée ni rien. En fait à mon avis c'était un peu un test de motivation et d'honneteté car l'entreprise grossissait et il y avait des cas d'employés subtilisant des trucs. Enfin à la fin du mois on me dit que finalement j'ai bien remonté la pente je peux rester... Et puis indirectement le passage à l'expedition m'a donné un gros avantage sur les autres: la plupart des appels clients concernaient un colis non partis. Souvent un bug à l'expedition qu'il faut appeller, parfois occupé, et puis ils roublient, etc... Alors moi je notais tout les trucs du genre sur un papier ainsi que les trucs techniques et après 17h quand ça devenait plus calme (en général tout le monde lit ses mails persos y'a plus rien à faire) je partais faire le tour des differents departements de l'entreprise pour expedier les colis bloqués et demander les conseils aux pros. Je comprenais bien mieux ce que pouvais m'expliquer le reparateur guitare sur ce que c'est le humbucker cassé et bien plus rapidement que par telephone. Au final j'assomais bien plus de boulot et bien mieux que les autres. A ce moment là aussi les anglais étaient souvent débordés, un 1er coup un client râle et me demande pourquoi m'occupe pas de lui. Je lui explique et il me dit que mon anglais semble correct alors on va y aller. Puis un autre et un autre au point qu'au final le boss me dit qu'en plus de la France comme mon anglais est bon je fais les anglophones non anglais (par exemple le grec qui appelle, et là il faut être bon pour comprendre l'anglais dans pleins d'accents zarbis) et même les anglais si vraiment y'en a trop et que je les previens qu'il faudra pas se pleindre si je demande de repeter. A ce moment là le fameux Garry me demande si je peux être interessé par un poste de vendeur magasin pour les machines et équipement de studio mais qu'il va falloir parler courrament l'allemand. Et là ça me parrait chaud car je commençais déjà à avoir du mal à parler uniquement français dans un cadre boulot (gros contraste par rapport au language zonard habituel) donc ne quasiment plus la parler au profit d'une langue que j'aime pas du tout (en fait j'ai fait allemand sous pression de ma mère car c'est la langue de l'opera genre qu'est ce que j'en ai à branler de l'opera bref). Je lui dis que ça me paraît chaud et là je vois clairment que ça le deçoit...
Mais en dehors de ça c'était tout bon pour moi et même trop en certains points: Marco m'avait montré un post Audiofanzine sur lequel des gens (vous?) deblaterraient à propos de Thomann et quelqu'un avait écris "si tu veux un travail efficace demande Yann, Marco c'est un branleur". Et le Marco en question m'avait fait genre "oh qu'est ce qui doit être fier". Ca clopinait un peu les relations. Et puis même d'autres anglais demandaient à m'avoir moi alors que les lignes anglaises étaient libres. Surement en fait de ce truc tout con que je gerais les expeditions moi même. Enfin l'autre truc bizarre à ce moment là du fait que je bougeais partout j'étais le seul à connaitre tout le monde personnelement et pas juste à travers mail/telephone. Et comme j'étais bavard en dehors du taf je sympatisais avec tout le monde. Pas même le patron ou aucun boss ne connaissait les autres en dehors de leur section. A cette periode le boss me propose alors de passer à la section garantie dans les nuvos locaux tout neuf avec une finlandaise. Elle faisait Finlande, moi France et on se partageait le reste Europe (hors Allemagne evidemment). Et de là nuvelle jalousie de Marco qui me fait un plan de merde parce que je bosse sur les pc tout neufs écrans plats dans les locaux climatisés alors lui plus ancien il reste là. Mais en dehors de lui je sens d'autres animosité, enfin il faut dire en fait pour moi c'était genre "ce boulot c'est la chance de ma vie" alors que pour les diplomés du secteur c'était plutot un job de départ en attendant mieux. Mais je voyais que certains semblaient jaloux de voir que j'évolue si vite... Un autre m'avait reproché de prendre mon boulot trop à coeur alors que je demandais un conseil guitare à un pro pour un client et m'avait sortis "tu fais chier avec tes questions de merdes tu fais 3 sites pros et tu lui repetes les conseils sur la meilleur guitare à acheter à ce prix. De toute façon tu crois qu'on fais quoi nous ?". Donc à ce moment là j'ai compris que le briefing qu'on nous fait à l'entrée comme quoi on est pas du tout un supermarché de la musique c'est juste du topo. Bien plus tard j'ai aussi compris que leur sois disant bonté de donner des chances à des non diplomés en fait c'est une grosse arnaque. Par exemple le bresilien à côté de moi au départ qui me faisait penser que c'est une boite cool qui donne du taf à des basanés qui galèrent en fait c'est juste l'opportunité d'avoir un mec qui parle courrament allemand/anglais/portugais/espagnol payable au smic et qui connait pas grand chose à ses droits. Tout comme moi en fait, j'ai appris plus tard qu'après les 6 premiers mois on passe en CDI avec augmentation et primes de ventes. Et aussi que ceux qui faisaient le même taf avec diplôme s'étaient fait payer les frais d'installation en Allemagne.
Et là alors que tout semble aller bien le sous chef anglais me convoque pour me dire à nuvo que je suis viré. Sans la moindre explication ni faute grave. Mais en fait comme j'étais en CDD c'était juste un contrat non renouvellé. Et là en fait comme j'étais quand même un peu à bout à force de me donner à fond j'ai un peu fait mon burn out avec petite séance de larmes et tout et tout. Mais c'était moins l'idée d'avoir fait tout ça pour rien que cette sensation de pas savoir si tout ces trucs c'est du testing voir comment je vais réagir tout ça. Plus aussi le fait que j'avais aucun soutient de la famille car contrairement à ce que j'aurais cru mon père m'avait de suite laché des trucs pas encourageant au départ genre "te connaissant tu vas encore faire n'importe quoi et te faire virer" Aucun soutient moral ou financier ou proposition de venir me rendre visite et admirer ma réussite sociale (alors qu'en comparaison 10 ans plus tard quand j'étais en prison en Italie j'ai du lui demander d'arreter d'envoyer des mandats et lui dire que ne descendrais plus au parloir s'il revenait car en réalité c'était juste pour dire "tu vois que tu aurais du m'écouter et travailler à l'école là regarde où t'en es tu te retrouves en prison je t'avais prevenu patati patata"). L'autre truc qui me faisait penser qu'il s'agissait d'un testing c'est qu'il m'avait dit qu'il serait écris que j'ai été viré comme ça je pourrais avoir le chomage. Ce qui était pas mon but. Donc là j'en avais raz le cul de me demander si c'était ou non du testing et je me suis pas accroché d'autant qu'il me proposait un autre truc à savoir faire des remplacements à l'occase quand un autre est en vacance et ça me botait bien plus que le chomage. Mais là il m'avait dit que c'était selon ma disponibilité, truc à la con auquel t'es sensé comprendre que non en fait c'est quand y te le demandent. Et après un 1er remplacement Marco m'avait demandé de venir à un moment ou le mec qui avait pris mon poste France serait en vacance et j'ai pas pu (ce type c'est Fabrice qui a ouvert plus tard Euroguitar à Lille en copiant toute la methode Thomann). Et alors que ce Marco était absent en moyenne 1 jour sur 2 il a fait scandale au patron comme quoi je l'avais laché et du stress de fou qu'il avait du gérer et pof niqué pour moi fini les remplacements. Et comme y'avait aucun contract (payé au black comme le 1er remplacement) je me suis retrouvé dans une merdre noir. En théorie pour avoir le chomage je devais faire valider mes heures de saison de France en Allemagne avec un formulaire à la con et après des heures au tel la meuf comprend qu'elle a compris le truc à l'envers (c'etait le début de l'europe elle avait pas l'habitude) et que je cherchais pas à valider mes heures allemandes en France. Et on me demande des papiers que j'avais donc déposé en France qui me dit qu'ils ne peuvent pas les envoyer par poste et qu'il faut venir au guichet. Enfin bref je me suis retouvé à perdre trés vite tout ce que j'avais économisé en 6 mois (après avoir remboursé les credits) à grand renfort d'heures sup et venir au taf même malade, zero prise de vacances etc... D'autant que j'avais aucune envie de dire la vérité à mes parents donc poom je me retrouve à la fin du "deutsch dream" à faire la manche dans la rue. Mais autant j'avais déjà fait ça en été avec un pote qui faisait du diabolo c'était sans problème autant là je le vivais super mal au début je restais caché sous mon blouson je voulais même pas qu'on me voit etc... Jusqu'à voir que je gagnais plus qu'a Thomann... sans stress.. sans relations d'entreprise de merde ni impôts ni cb et tout ça donc j'ai décidé de (re)devenir un zonard... Ah oui et sans risque de crise d'épilepsie. Car avant de partir en dehors du fait que j'avais lu les 1ers trucs sur la pollution informatique ma soeur avait eu des 1eres crises d'épilepsie et moi j'avais des symptomes qui peuvent preceder une crise dans les conditions qu'elle devait eviter: stress, manque de sommeil, excitants... et long travail sur écran. C'était d'ailleurs aussi une raison de preferer bouger un peu partout plutot que de rester river à mon post, et il me semble que j'en avais parlé à quelqu'un qui en a peut etre parlé à un boss qui a du se dire que c'etait pas tip top ça... Enfin plus tard je me suis aussi rendu compte que le portable semblait favoriser les symptomes pouvant preceder une crise mais là je vais éviter le sujet des oooooonnnndddes sur ce post c'est pas le but (lol). Enfin pour l'anecdote un matin l'allemande de la compta du bureau à côté installe une grille devant son écran cathodique et m'explique que c'est pour filtrer les rayons nocifs qui rendent malade. À cette époque je l'avais vraiment pris pour une conne. D'un côté je me disais que c'était un attrape nigo et d'un autre qu'elle ferait mieux d'aller bosser avec les chèvres si les écrans lui posent problème...

Voilà c'est super long et personne va lire mais je me sens soulagé d'en avoir parlé. Je vous ai évité les psychoses mystiques, la paranoïa que j'étais sur le chemin du côté obscur au fur et à mesure que je me rendais compte qu'on ruinait des petites boutiques pour un taf de robot et que les supers valeurs Thomann c'était du bidon pour que tu te sois persuadé de faire un truc cool. A priori d'après ce que j'ai vu les dernieres fois c'est devenu carrément l'usine où les employés ne peuvent plus du tout circuler où ils veulent. Ils ont un badge qui ouvre la porte de leur local ordis et point barre.
Ah
Moi j'ai lu la synthèse de Belmoufles, que je remercie pour cette prestation :oops2:
Moi, j'attendais le moment où le gros allait essayer de lui faire les fesses, mais non rien.
Illisible, j'aurais essayé pourtant, mais là c'est comme vider une piscine avec une petite cuillère.
Citation :
Voilà c'est super long et personne va lire

Moi j’ai tout lu. D’ailleurs au milieu il y a un texte dupliqué (il faut chercher « tour des different »). Bravo pour ton témoignage intéressant. :boire:
Pareille, j'ai trouvé le témoignage vrai.

Les métiers de la musiques sont parfois un miroir aux alouettes. Entre les horaires difficiles et la vie familiale compliquée, le statut souvent précaire, il peut y avoir beaucoup de frustration. Pour le technicien son qui entame une école, ça peut être dur de s'apercevoir que les seuls débouchés vont plutôt vers la post-prod réalisée à la chaîne.
C'est vrai que bosser en studio pour au pire 50€ net de l'heure c'est une vie de chiotte, ça vaut pas le travail au fond d'une mine de sel.
:bravo: intéressant Daril
( et illisible un peu)
Citation :
Les métiers de la musiques sont parfois un miroir aux alouettes. Entre les horaires difficiles et la vie familiale compliquée, le statut souvent précaire, il peut y avoir beaucoup de frustration.


Y a pas que les métiers de la musique. Je dirais que ça concerne un peu tous les domaines qui ont une image un peu romancée.